Et de deux pour les universités populaires

Et de deux pour les universités populaires

Le secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse remet ça ! Après le succès « éclatant» de la première édition des Universités populaires (UP), il se penche aujourd’hui sur la préparation d’une nouvelle opération prônant le savoir pour le savoir. Prévue du 15 janvier prochain au 15 mai, cette édition sera placée sous le signe la généralisation. En effet, le département de Mohamed El Gahs veut généraliser les UP à l’ensemble de ses 36 délégations.
Cette initiative de démocratisation du savoir a une particularité de taille. La première édition n’a pratiquement rien coûté aux différents services du secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse.
Et pour cause, c’est une opération montée sur la base du bénévolat. Celui des professeurs essentiellement. En effet, les cours ont été dispensés par des enseignants universitaires et des spécialistes bénévoles ou contractuels.
«Le savoir pour le savoir » est d’ailleurs l’objectif recherché à travers l’organisation des UP dans différentes villes du Royaume. Le programme repose toutefois sur quatre principes : la gratuité et le libre accès aux cours, la non-exigence de diplôme préalable, la non-délivrance de diplômes et l’absence de tout contrôle de connaissances ou d’examens.
Autrement dit, c’est l’université qui ouvre ses portes à ceux et celles qui souhaitent développer leurs connaissances dans diverses matières.
Philosophie, sociologie, psychologie, communication, littérature, histoire, sciences de l’éducation, gestion de l’entreprise ou encore le droit; les auditeurs libres auront l’embarras du choix. Durant cette première édition des UP, les sciences sociales ont tenu une place de choix.
En tout, neuf matières ont été prévues dans le programme avec une mention spéciale pour deux matières en vogue ces dernières années dans les formations universitaires académiques officielles, à savoir le droit et la gestion d’entreprise.
Et ce sont justement ces deux disciplines qui ont eu le plus grand succès. Ainsi, 18 % des inscrits à ce programme ont choisi la première discipline et autant ont été attirés par la seconde. En effet, ce sont plus de 20.000 auditeurs qui ont suivi les cours dispensés durant la première opération des UP. Et 447 professeurs bénévoles ont pris part à cette manifestation tenant à offrir une chance à tous ceux qui n’ont pas pu accéder à un niveau supérieur d’enseignement.
En mettant ce projet sur pied, le secrétariat d’Etat chargé de la Jeunesse veut promouvoir le savoir non pas comme «outil de carrière», mais parce qu’il est fondamental». «Un moyen d’épanouissement personnel, un outil d’appréciation du monde et de ses évolutions et un préalable à toute citoyenneté éclairée et active », précise-t-on.
Pour cette nouvelle édition, les inscriptions sont d’ores et déjà ouvertes. À Casablanca, à titre d’exemple, la délégation de ce secrétariat à Aïn Chock-Hay Hassani et Nouaceur  a informé récemment que les inscriptions peuvent se faire aux Maisons de jeunes à Hay Hassani, Lissasfa, Aïn Chock, Sidi Maârouf-Oulad Haddou ainsi qu’à Dar Bouaâzza.
Le département de Mohamed El Gahs lance également un appel aux professeurs, aux experts et autres intellectuels désireux de s’associer à cette opération.
Il souhaite la bienvenue à toutes les personnes intéressées par ce «passionnant défi culturel».  Le défi, les UP II sauront le relever.

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