Et si l’on part en vacances…

Dans quelques semaines, les vacances commencent. Les élèves et les étudiants, après environ neuf mois d’étude, du réveil à l’heure et des problèmes du transport scolaire, partent en villégiatures. Les parents organisent leurs congés en fonction des programmes de leurs marmots. Les Marocains résidents à l’étranger (MRE) regagnent, à leur tour, leur pays en cette période. Ces derniers ne sont pas seulement ceux qui travaillent à l’étranger, mais aussi les Marocains qui poursuivent leurs études sous d’autres cieux. Cette période connaît d’intenses activités, voyages, fêtes de mariages, etc.
Pour les enfants, la question qui se pose et s’impose s’articule autour du lieu et du comment de ces vacances. Sachant, bien entendu, que nos rues ne constituent pas un espace de jeux estival. Un séjour en colonies de vacances semble important. La procédure permet aux enfants, âgés entre six et dix-sept ans, de rompre avec l’atmosphère de la routine et d’acquérir de nouvelles expériences par l’intermédiaire de la découverte de la nature et de l’observation. Le fait de passer un certain nombre de jours loin de leurs parents leur inculque également le sens de la responsabilité et l’intégration dans la vie du groupe. En plus, le climat vécu dans ces camps de vacances, fait apparaître les vocations de la relève de demain et lui permet de s’épanouir et de s’orienter dans un cadre adéquat. Dans ce sens et vu l’importance des activités récréatives dans le processus éducatif, au sein des camps de vacances, parallèlement à l’apport d’autres institutions concernées par l’éducation de l’enfant, les associations, de la société civile, procèdent à l’organisation des colonies de vacances à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Certaines, comme le cas de l’association Bouregreg de Salé, ont créé un club de l’enfant. Cette association s’efforce de mettre en oeuvre des programmes d’animation éducative tout au long de l’année scolaire qu’elle couronne par l’organisation de camps de vacances.
Cette année le programme s’étend sur trois étapes, du 15 juillet au 26 août, à Tétouan. Il faut dire que ces activités éducatives dans la nature et loin du milieu familial revêtent une importance capitale dans la vie de l’enfant. Cependant, une question se pose. Est-ce que tous les parents possèdent les moyens pour envoyer leurs progénitures dans des colonies de vacances ? Le pouvoir d’achat, on le sait, il est ce qu’il est. Voilà le revers de la médaille. Pis encore, certains enfants se trouvent obligés d’aller exercer des petits métiers précaires tout au long des vacances en vue de gagner une somme d’argent leur permettant d’acquérir les fournitures scolaires au début de l’année.

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