Événement : « Le Bloc Démocratique est ouvert à tous… »

ALM : Qu’en est-il du Bloc Démocratique?
Ahmed Herzenni : Le Bloc Démocratique revit. Certes, il y a eu une période où ce mouvement était maintenu en latence parce qu’on travaillait sur l’unification de la gauche, mais, actuellement, on est en train de reprendre les contacts dans l’objectif de le réanimer. Dans ce cadre, une réunion est en cours de préparation avec Al Badil Al Hadari, et qui aura lieu dans les prochaines semaines.
Comment peut-on concilier politiquement deux tendances aussi éloignées idéologiquement comme l’extrême gauche et l’islamisme?
Il s’agit tout simplement de savoir quel est son objectif. En effet, quand on envisage de créer un parti ou de regrouper deux tendances politiques, il est important de prendre en considération l’affinité idéologique. Mais, quand il s’agit d’une alliance politique autour d’un objectif, la plate-forme idéologique peut être différente. D’ailleurs, on ne parle d’alliance que quand il y a deux tendances différentes. Et dans le cadre d’une alliance, chaque mouvement garde ses propres idéaux et son autonomie.
Le Bloc Démocratique est donc une alliance dirigée vers l’extérieur. Mais, est ce qu’il est envisageable qu’il joue un rôle dans le dialogue interne entre islamistes et progressistes?
Oui. D’ailleurs, déjà pour parvenir à créer une telle plate-forme, on passe par le dialogue. Et le Bloc Démocratique se veut aussi un espace de débat entre les différentes tendances qui le composent. Aussi, faut-il mentionner que le Bloc Démocratique ne se limite pas à la Gauche Socialiste Unifiée (GSU) et à Al Badil Al Hadari. Nous aspirons aussi à attirer d’autres tendances politiques comme les libéraux patriotes ou le mouvement amazighe.
Comment voyez-vous l’avenir de l’extrême gauche ?
L’avenir de l’extrême gauche dépend d’elle-même. Si elle décide de comprendre les transformations que le monde est en train de vivre, si elle n’hésite pas à remettre en cause certains dogmes, et si ses militants retrouvent le militantisme d’avant qui soit proche des citoyens, l’avenir sera prometteur. Mais, si les militants de la gauche restent accrochés à certains dogmes dépassés et s’ils restent éloignés des masses, l’avenir de la gauche serait menacé.

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