Évènement : Le boucher de Gaza

Des visages ensanglantés. Des corps déchiquetés. Des regards hébétés. Des murs détruits, des plafonds écrasés. Un pâté de maison réduit à néant. La fumée qui monte d’un amas de ruines. Un décor d’infinie désolation. Diffusées en direct par la chaîne de télévision Al Jazeera, les images du raid israélien sur Gaza sont insoutenables. Bilan : 13 morts dont plusieurs enfants et une centaine de blessés graves.
Parmi les victimes, figurent le chef des brigades Azeddine Al Qassam à Gaza, Salah Chahada, sa femme et leurs trois enfants. Tout un quartier à forte concentration de population fut détruit par cette attaque aérienne survenue dans la nuit du lundi 22 juillet. Surpris dans leur sommeil par ce bombardement effectué par des F-16 de fabrication américaine, les habitants sont sortis dehors, sur les lieux du drame. Dans la nuit noire.
Affolés, ils courent dans tous les sens, s’employant à extirper des décombres les survivants et les blessés : des enfants, des femmes et des jeunes. Allers et retours incessants des ambulances qui arrivent en trombe pour les transporter vers l’hôpital “Achifa“ de Gaza. Ici aussi, le spectacle qui s’offre au regard est poignant de douleur. Un enfant est allongé sur le sol.
Un groupe de médecins accroupis devant lui tente de le réanimer. En vain. Le corps du petit semble inerte. Plus loin, on voit sur un lit une femme qui se tord de douleur avec son enfant agrippé à son dos. Dans un coin, trois fillettes, blessées, jettent des regards apeurés autour d’elles. L’agitation bat son plein. Les visages sont hagards. Les médecins semblent débordés devant l’afflux ininterrompu des blessés.
Personne ne peut rester insensible à ce drame. Au malheur qui s’est abattu sur cette population sans défense. Sauf peut-être les auteurs de ce carnage. Les responsables de cette tuerie. Ariel Sharon et son armée d’assassins.
Les tueurs d’enfants. Les criminels de guerre. Le terrorisme dans toute sa sauvagerie. Aux abords de l’hôpital “Ashifa“, une foule de jeunes donnent libre cours à leur colère. À en juger par les gestes véhéments qu’ils esquissent, on devine qu’ils réclament vengeance, appellent à des représailles. “Normal, ce crime effroyable ne doit pas rester impuni“, crient à l’unisson les Palestiniens. Le sang appelle le sang. La spirale infernale de la violence, nourrie par le boucher de Gaza, n’est pas près de s’arrêter.

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