Évènement : Mme Ouariaghli s’explique

Le ministre de la pêche vous accuse d’avoir évoqué dans un article paru le 16 mai 2002 qu’il aurait octroyé des licences de pêche à Nouegued, un armateur Mauritanien en contrepartie de pièces sonnantes et trébuchantes. Que lui répondez-vous?
Effectivement, le support dont je suis directrice de la publication a sorti un article où il parle de la vente de licences de pêche à un Mauritanien du nom de Nouegued. Sauf que je n’ai fait que citer la presse de ce pays. J’ai même utilisé le conditionnel dans cet article.
Pensez-vous que c’est suffisant comme argument de défense ?
Nous sommes persuadées d’avoir fait dans les règles de l’art n’adoptant cette formule d’écriture journalistique.
Comment le ministre a-t-il réagi à votre article ?
Juste après la publication du papier en question, le ministre des pêches m’a contacté pour en savoir plus sur la source de ces informations. Ma réponse était la suivante : Je n’ai rien inventé, je n’ai fait que citer un journal mauritanien qui a fait état de ces informations.
Votre réponse n’a pas semblé le satisfaire puisqu’il intente un procès à votre rencontre où il réclame la somme de 2 millions de DH comme dommages et intérêts…
Nous avons chargé un avocat pour s’occuper de ce dossier. Nous disposons de preuves tangibles. Je fais allusion à l’article en question où le support mauritanien est cité. Lui, il persiste à considérer le fait qu’on cite ce journal comme une insulte à son égard. A mon tour, je rejette toute accusation de diffamation.

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