Événement : Politiques du bien-être social

La focalisation sur la lutte contre la pauvreté n’est pas une finalité en soi. Et ce dans la mesure où d’autres actions sont nécessaires à la résorption de la pauvreté, telles la réduction des inégalités, le renforcement de la cohésion sociale entre les différents groupes sociaux et la lutte contre l’exclusion.
En effet, une mise en contexte s’impose. Lorsqu’on se trouve face, comme c’est le cas du Maroc, à une économie dualiste, qui résulte notamment du programme d’ajustement structurel, la croissance économique entraîne une augmentation inégale de la distribution des richesses. Certains en profitent, mais la grande majorité s’en trouve exclue.
Les conséquences qui en résultent, se résument en deux points : l’augmentation des tensions sociales et de celle de la pauvreté. Alors pour les pouvoirs publics, la contre-attaque réside dans l’instauration de plans de sauvetage. Il s’agit d’instruments, mis en place, dans le dessein d’aider les personnes touchées par les politiques économiques, traduisant notamment leurs effets par une augmentation de la pauvreté. Selon les experts des institutions monétaires internationales, l’équation reste simple. Il faut atteindre un objectif on ne peut plus clair, qui va se traduire par le dépassement de la conception strito-sensu des problèmes des filets sociaux d’une part. Et d’autre part, les objectifs des programmes économiques doivent s’établir sur la base du bien-être social des pauvres.
Toutefois, avant de tenir cet engagement, le Maroc reste tributaire d’un système dans lequel, les outils et les instruments de prévention contre la croissance du nombre des plus démunis se confondent avec les comportements émanant du concept de solidarité sociale. Et celui de prise en charge se conjugue avec des mesures prises dans des circonstances données.
Certes, les programmes de filets sociaux diligentés et gérés par les ONG évoluent sous le signe d’une importante percée, mais il n’en demeure pas moins que la capacité institutionnelle de ces structures nécessite encore plus de moyens, afin de renforcer l’impact des actions menées. En effet, les chantiers sont divers et variés. Si l’on se penche sur le monde rural, la population se distingue par sa grande vulnérabilité. Elle reste soumise aux aléas de la production agricole. D’autant plus, qu’au Maroc, il n’existe pas de système de protection sociale généralisé, destiné à pallier aux effets de la sécheresse. Pour leur part, les programmes publics d’assistance sociale, comprenant des subventions alimentaires, des travaux publics ou encore des aides sociales, continuent à avoir une couverture limitée. Autre point. Les programmes de formation n’arrivent toujours pas à établir un certain équilibre entre ce que l’on peut appeler le pré-emploi et la formation de la population active. L’objectif serait de soutenir et de valoriser la main d’oeuvre existante.
En matière de filets sociaux, une grande majorité des personnes travaillant dans les professions libérales, le secteur agricole, ou le secteur informel, ne possèdent ni retraite, ni aucune autre forme de soutien dans leur vieillesse. Une société prévoyante passe par l’instauration d’une série de mesures, destinée à endiguer l’expansion de la pauvreté.

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