Événement : Quand la bienfaisance véhicule l’endoctrinement

Durant le mois sacré de Ramadan, les actions caritatives dirigées et financées par les mouvements islamistes via des associations dites de bienfaisance se multiplient et l’on assiste à une diversification de l’action sociale qui va de l’offre d’un « ftour » (rupture de jeûne) à une aide financière pour monter une petite affaire commerciale saisonnière.
Ainsi, des vendeurs ambulants barbus, en général, font leur apparition pendant les trente jours que durera ce mois sacré devant les mosquées, à l’entrée des marchés, et les trottoirs dans les quartiers populaires. Ils vendent de tout : chebbakia, dattes, cassettes audio au contenu religieux etc.
Cette « stratégie sociale » des mouvements islamistes a pour objectif, dans la majorité des cas, de préparer le terrain à l’endoctrinement idéologique et politique. Aussi, les réseaux d’assistance sociale des islamistes s’implantent chez les classes défavorisées dans un projet long terme visant à se substituer, dans l’esprit du citoyen, à l’Etat qui est censé assumer cette responsabilité. En réussissant cette substitution, les islamistes deviennent un élément incontournable de la vie sociale des quartiers qu’ils réussissent à investir. Mais avec le temps, les aides sociales qui, au début, ne sont soumises à aucune condition, deviennent assujetties à des exigences à caractère idéologique et doctrinal. Pour bénéficier des aides, un comportement social et religieux spécifique est exigé. C’est ainsi que la tendance wahhabite a réussi à se forger une importante présence dans la société marocaine.
Dotés d’énormes moyens financiers émanant de l’Arabie saoudite, les wahhabites ont pu, moyennant des aides sociales à caractère caritatif, gagner une grande audience à leur discours intégriste. Ils sont parvenus, ainsi, à introduire une tendance radicale dans la société marocaine qui a su préserver, durant douze siècles, un islam modéré et tolérant face à toutes les tendances intégristes émanant de l’orient.
Pour contrecarrer cette vague, il est indispensable que l’Etat récupère son rôle dans le domaine social pour que le citoyen soit à l’abri du discours intégriste véhiculé par ces mouvements à travers l’action de bienfaisance.

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