Événement : Quand l’amalgame prend le pas sur le savoir-faire

M. Debchi serait le véritable rédacteur du fameux rapport de la commission d’enquête parlementaire. Une information difficile à prouver, mais sa collaboration avec les enquêteurs a été plus que parfaite. Les rapports d’inspection, tenus au secret pendant assez longtemps, auraient été à la base du rapport et des conclusions des honorables députés.
Or, selon les mêmes sources, les documents remis à la commission, « rédigés de manière qui manque de professionnalisme », ne respectent pas les procédures de la banque. Plus grave encore, les accusations portées par Debchi n’ont pas fait l’objet de vérifications auprès des personnes mises en cause.
Le sieur en question aurait trouvé en l’occasion une manne pour tenter de parvenir à ses rêves latents. Il aurait visé une direction au sein du CIH et aurait fait preuve d’enthousiasme et de papillonnements pour sa cause. Ceux qui le connaissent lui dressent un portrait de nouveau parvenu « prêt à tout massacrer pour arriver à ses fins égoïstes ». Cela dit, une chose serait vérifiée, recoupée : il y aurait eu sous-traitance de la rédaction du document parlementaire final. Intégralement ou partiellement ?
A défaut d’une équipe d’experts, les membres de la commission auraient trouvé en cette personne l’homme idoine « pour faire le boulot à leur place ». de vieux rapports, tirés du bout de la lorgnette, pour simplifier le travail et, d’une pierre deux coups, éviter de citer les amis et les copains. Il suffirait de jeter en pâture des noms, qui ont mauvaise presse dans la conscience collective, souvent accusés par la rumeur publique. Du vrai mêlé au faux, sans discernement. Il ne fallait pas s’inscrire en faux contre les attentes et les fantasmes de l’opinion publique. Debchi aurait été la personne tout indiquée pour l’amalgame.
Des cadres bancaires donnent de lui l’image d’un « gars instable et malade de se hisser au sommet des banques ». Il aurait fait plusieurs sociétés bancaires, au Maroc comme à l’étranger, comme second couteau. Partout, il se serait distingué, par là où il est passé, par «un volontarisme et un avant-gardisme rares». Aussi bien à la BMCI, où il était chef de service, qu’en Arabie saoudite, où il s’occupait d’une association de travailleurs marocains dans ce pays… il serait le bon copain d’un ambassadeur de renommée, qui serait intervenu, en 1996, auprès de Moulay Zine Zahidi, l’ex.
PDG du CIH, après l’avoir aidé à «décrocher un boulot, en France, dans une banque». Il a été recruté dans la banque incriminée comme inspecteur. En 1998, il coiffait le service qui n’était pas encore lié à la présidence de la banque. Ce qui allait «lui donner des ailes et recommencer à songer à sa carrière». En vain. Car, ses ex-collègues s’en souviennent parfaitement, à « suivre le menteur, il finira par se démasquer ».
D’ailleurs, le nouveau PDG n’a pas tardé à s’en apercevoir. Un poste dans une agence du Nord (Tétouan ?) lui aurait été proposé. Il aurait catégoriquement rejeté et refusé cette dégradation. Il aurait démissionné de son plein gré, sans réclamer d’indemnités, autre que son solde de tout compte.
Cette résignation lui aurait été « conseillée (dictée ?) par ses amis auxquels des services valeureux, mais non moins mensongers, auraient été rendus.
Suite à quoi, il se serait dirigé sous d’autres cieux, loin du « public » et de ses regards. C’est dans un cabinet qu’il a atterri pour mettre une croix sur le passé auquel il n’était pas étranger. Contacté, il refuse de faire la moindre déclaration. Ses seules réponses ont été les suivantes : « Je suis tenu par le secret professionnel ».
« La justice est saisie du dossier, je n’ai pas le droit d’interférer ». « Demander à M. Lachgar (NDLR : président de la commission d’enquête parlementaire), il vous répondra ». « Demandez à ce député de vous dire s’il y a eu sous-traitance ».
Dommage qu’il rate cette occasion pour se rattraper et servir la vérité qui peut nous faire éviter des victimes.

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