Événements de Laâyoune : Amnesty International salue l’esprit d’ouverture du Maroc

Événements de Laâyoune : Amnesty International salue l’esprit d’ouverture du Maroc

Plusieurs ONG internationales de défense des droits de l’Homme neutres et crédibles soutiennent le Maroc contre la campagne de désinformation sur les événements de Laâyoune. Après l’Organisation internationale de défense des droits de l’Homme, Human Rights Watch (HRW), c’est au tour d’ Amnesty International (AI) de corroborer la version marocaine de ce qui s’est passé à Laâyoune. Cette ONG, basée à Londres, a loué, lundi 13 décembre, l’esprit d’ouverture dont ont fait montre les autorités marocaines dans le traitement des événements de Laâyoune provoqués par des fauteurs de troubles à la solde des séparatistes. A l’issue d’entretiens, lundi soir, avec Ahmed Herzenni, président du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH), à Londres, des responsables d’Amnesty International se sont félicités de la décision du Maroc de permettre à une équipe d’Amnesty de se rendre sur place et d’enquêter sur le terrain sur les circonstances de déclenchement des actes de violence au camp Gdim Izik et à la ville de Laâyoune. Dans ce sens, Malcolm Smart, directeur chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au sein d’AI, a rejeté les allégations mensongères véhiculées par des parties hostiles à l’intégrité territoriale du Royaume. Dans une déclaration à la MAP, M. Smart a affirmé qu’il s’agit «d’événements atroces» qui ont fait 11 morts parmi les rangs des forces de l’ordre. M. Smart a déploré certaines informations véhiculées suite aux incidents et «qui n’étaient pas bien fondées», qualifiant d’intéressante la vidéo projetée récemment et retraçant les crimes commis de sang froid par des criminels, notamment des repris de justice contre des éléments des forces de l’ordre. «Les procès en justice qui auront lieu sur ces incidents devront aider à faire la lumière sur ces événements», a fait observer M. Smart. «Les manifestants du camp ne formaient pas un groupe homogène», a dit ce responsable d’Amnesty, faisant allusion à la présence parmi les protestataires du camp de Gdim Izik dans le cadre du mouvement revendicatif à caractère purement socio-économique d’intrus qui avaient uniquement pour mission de semer l’anarchie. Les précisions apportées par M. Smart sur les événements de Laâyoune donnent un coup dur aux adversaires de l’intégrité territoriale du Royaume, et affirment que ces derniers ne jouissent d’aucune crédibilité vis-à-vis de la communauté internationale. Abordant le cas du militant sahraoui Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud, M. Smart a noté que son organisation veut potentiellement soulever des cas similaires dans les camps de Tindouf. Ce responsable d’AI a rappelé, dans ce contexte, l’appel lancé par Amnesty à la libération du militant suite à son enlèvement par les services secrets algériens. «Le soutien pacifique au plan d’autonomie ne doit pas être perçu comme un acte qui justifie les restrictions imposées à la liberté d’expression», a fait savoir M. Smart. Toujours en rapport avec les événements de Laâyoune, Donatella Rovera, chercheuse internationale d’Amnesty international, a affirmé, de son côté, que son équipe a pu se rendre librement à Laâyoune, où elle a pu constater sur place les dégâts causés par les attaques menées par les malfaiteurs contre des propriétés privées et publiques dans la ville de Laâyoune. «Nous avons librement interrogé plusieurs personnes et responsables, lors de notre visite», a dit Mme Donatella. Ceci dit et loin des allégations mensongères de l’Algérie et de sa création le Polisario, il est plus que jamais clair que tout le monde est convaincu du fait que les actes de vandalisme qu’ont connus, lundi 8 novembre, le camp de Gdim Izik et la ville de Laâyoune ont été provoqués par un groupe de repris de justice à la solde des séparatistes. Comme Amnesty International, plusieurs ONG internationales des droits de l’Homme, ayant effectué des enquêtes sur les événements sanglants de Laâyoune, ont confirmé la version marocaine des faits.


Amnesty International déplore le dialogue des sourds avec l’Algérie
Malcom Smart, directeur chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord au sein d’Amnesty International, a déploré le fait que son organisation ne trouve pas en Algérie le même esprit d’ouverture dont fait montre le Maroc. «Nous souhaitons avoir en Algérie le même accès que nous trouvons au Maroc», a-t-il dit, ajoutant que «le gouvernement algérien nous a informés qu’en raison de nos reproches à l’égard de la situation en Algérie, nous ne pourrons pas visiter ce pays pour y mener des recherches». «Nous voulons avoir accès à tout le territoire algérien y compris aux camps de Tindouf», contrôlés par les séparatistes du Polisario sur le sol algérien, a poursuivi M. Smart, soulignant qu’Amnesty International souhaite faire la lumière sur de nombreuses violations des droits de l’Homme en Algérie, y compris ceux ciblant les émigrés et d’autres graves exactions. «Le traitement des réfugiés est également parmi nos préoccupations au sujet de la situation en Algérie», a encore indiqué M. Smart, enchaînant «nous voulons examiner ces questions sur le terrain, mais notre souhait se heurte au refus des autorités algériennes». «Nous ne sommes pas prêts à accepter un accès limité en Algérie», a-t-il souligné, ajoutant que «la très petite section» dont dispose Amnesty en Algérie «trouve des difficultés à travailler dans ce pays». «Si on compare le Maroc et l’Algérie, on peut clairement identifier les différences au niveau des approches. L’approche marocaine a permis de réaliser de nombreux acquis», a-t-il dit, ajoutant «nous avons fait part de ces remarques aux autorités algériennes, qui ne l’ont pas appréciées».

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