Expatriés : la compétence donne des ailes

Expatriés : la compétence donne des ailes

Pour accélérer sa carrière, rien ne vaut un séjour à l’étranger. Ainsi, partir pour mieux rebondir professionnellement est aujourd’hui devenu la principale motivation à l’expatriation. Au Maroc, l’idée fait son chemin. Le pays n’est en effet plus uniquement récepteur d’expatriés, il en exporte également, et de plus en plus. «Les multinationales ne résonnent pas en terme de pays mais en terme de compétences», explique Mustapha Sekkat, DRH Club Med. Et il faut croire que le Maroc en compte en masse. Ces derniers, comme leurs homologues de toutes les autres nationalités, ont généralement la même idée derrière la tête. En effet, ceux qui partent travailler à l’étranger voient en général leur expatriation comme temporaire. Ils comptent acquérir de nouvelles compétences pour les utiliser à leur retour et accélérer ainsi leur carrière.
Pour les multinationales qui ont recours aux expatriés, c’est l’aspect expertise et potentiel qui prime. Le choix de l’expatrié est en effet généralement lié à ses performances, à ses capacités d’adaptation, mais aussi à sa condition familiale. Le fait que l’expatrié soit marié ou qu’il ait des enfants fait partie des critères auxquels les entreprises accordent une grande importance. Il faut également préciser que prendre la décision de s’expatrier est aussi un choix de carrière.
L’expatriation permet en effet aux cadres d’accéder à des responsabilités plus importantes que dans leur pays d’origine. L’expatrié peut ainsi espérer développer des compétences en management. Dans certains cas, il peut aussi apprendre à maîtriser une technologie encore inexistante ou peu développée dans son pays d’origine. L’enrichissement vient également de la confrontation avec une autre culture. L’apprentissage d’une troisième langue, ou même d’une quatrième est aussi un plus.
A ces avantages professionnels s’ajoutent les bonus du contrat d’expatriation. Mais tenez-vous bien, selon l’avis des spécialistes, les expatriés ne gagnent pas forcément plus. Leur rémunération se base en fait sur un salaire de référence du pays d’origine. Ce salaire sera par la suite valorisé en prenant compte des difficultés que va subir l’expatrié. S’y ajoutent aussi d’autres avantages liés au logement ou encore à la scolarité des enfants. S’expatrier ne rime donc pas nécessairement avec augmentation.
Le sujet de la gestion des expatriés est ainsi en train de prendre de l’importance et les problématiques commencent également à surgir et à se préciser.
Pour les expatriés marocains, il existe en effet une quantité de problèmes à prendre en considération et à gérer, notamment en ce qui concerne les cotisations pour la retraite. Il n’existe actuellement pas de solution globale et les entreprises sont obligées de régler le problème au cas par cas.
Mais des compensations existent cependant. En matière d’expatriation, les entreprises misent sur l’accompagnement avant le départ, pendant le séjour et au retour. Les entreprises musclent ainsi l’accompagnement des expatriés. Avant le départ, tout d’abord. Sessions de formations aux différences culturelles, diffusion de guides, cours de langues, voyage de reconnaissance…. l’éventail des prestations est large. Pendant le séjour, les directions des ressources humaines gardent un contact permanent avec leurs salariés. Une  mesure qui a surtout pour rôle de faciliter le retour.

Des pistes pour bien gérer son expatriation

Que l’on soit célibataire, en couple ou en famille, aller vivre et travailler à l’étranger implique un profond bouleversement dans sa vie privée. Un choix qui s’avère souvent positif mais qui implique que l’on soit vigilant. Bien gérer son départ, tel est le premier secret d’une expatriation réussie. Hormis la question du contrat avec son entreprise, l’installation à l’étranger doit en effet être préparée avec minutie. Il existe une quantité de démarches à entreprendre, que ce soit sur le plan du logement, de la demande de passeport/visa, du transfert des comptes bancaires ou encore de la protection santé. A cela, il faut éventuellement ajouter, dans le cas d’une expatriation en famille, les démarches pour les enfants, notamment au niveau scolaire.

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