Faible taux d’urbanisation dans la région du Gharb

Le taux d’urbanisation dans la région du Gharb-Chrarda Béni Hssen, à prédominance rurale, ne dépasse pas 38 % contre 51,4 % au niveau national, selon des données d’une monographie régionale sur le secteur de l’habitat. Selon ce document, réalisé par la direction régionale de l’Habitat, ce taux dissimule une différence importante entre les provinces de Kénitra (46 %) et la province de Sidi-Kacem (27 %). L’armature urbaine régionale est composée d’une dizaine de centres de différentes tailles.
La ville de Kénitra, avec une population qui dépasse les 100.000 habitants, détient à elle seule 47% de la population urbaine de la région.
Outre Kénitra, la région est structurée sur le plan urbain par des unités urbaines de taille moyenne en l’occurence Sidi Kacem (67.622 habitants), Sidi Slimane (69.645 habitants), Ouezzane (52.168 habitants), Souk El Arbaâ (37.216 habitants), Sidi Yahia du Gharb (29.965 habitants), et Mechraâ Bel Ksiri (23.876 habitants). Les autres centres considérés comme urbains, Had Kourt, Dar Gueddari, Jorf El Melha ne dépassent guère 10.000 habitants.
Principal centre urbain de la région en raison de sa proximité de Rabat et Casablanca et de ses atouts forestier et agricole, Kénitra connaît un essor démographique et urbain important en dépit de l’existence de centres satellites voisins qui pourraient atténuer le poids de l’immigration, tels que Sidi Yahia du Gharb et Souk El Arbaâ.
La ville d’Ouezzane, qui avait un grand pouvoir d’attraction sur son territoire environnant, à cause de sa localité démographique particulière entre le pays Jbala et la plaine du Gharb, connaît en revanche un déclin remarquable. Le document indique que l’essor urbain régional est dû particulièrement à la promotion de petits centres ruraux.

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