Faire le point sur la Moudawana

Le pôle de la famille et de l’enfance de l’Association Bouregreg organise ce samedi à Salé une table ronde sous le thème « garanties des droits de la femme à la lumière de la Moudawana ».
Cette manifestation, à laquelle prendront part des ouléma, des magistrats, des avocats et des militants de la société civile, tend d’une part à enrichir le dialogue sur les garanties des droits de la femme prescrites dans le code du statut du personnel, et d’autre part de mettre en relief les aspects des garanties offertes à la femme dans le cadre de la Moudawana et de débattre notamment de l’apport de celle-ci en faveur de la femme ainsi que des lacunes qui y persistent . Mme Awatif Drihm, membre de l’association Bouregreg et présidente du pôle de la famille et de l’enfance, souligne que «les travaux de cette manifestation seront axés sur les garanties juridiques et de droit, les garanties financières, les garanties procédurières et judiciaires devant les tribunaux et l’évaluation des garanties offertes à la femme». Ces dernières années, la question des droits de la femme fait l’objet de différents débats au sein des instances de la société civile, notamment les associations féminines. Lesquelles revendiquent pour les femmes justice et égalité pour qu’elles puissent apporter leur pleine contribution à l’édification d’une société marocaine solidaire et participer au développement du pays. Mme Nouzha Skalli, une dirigeante de l’Association démocratique des Femmes du Maroc, souligne que «beaucoup de retard est enregistré en ce sens au moment où le Maroc désire rompre avec le passé et construire résolument sa démocratie. On ne peut pas construire, juge-t-elle, une démocratie alors que la cellule de base où se forment la relève de demain reste une cellule non démocratique dans laquelle sévit une injustice et une inégalité à l’égard des femmes».
Après la constitution de la commission consultative royale, un énorme espoir est né. La révision du code du statut personnel est en marche. Le parcours est en deux étapes. Il s’agit tout d’abord d’une bonne application des dispositions de l’actuel code et étude des principaux thèmes de la réforme pour passer ensuite à une réforme substantielle. Les six sous-commissions, issues de la commission mère, étudient actuellement les thèmes principaux de la réforme; à savoir le contrat de mariage et ses effets, la dissolution du mariage, la capacité et la représentation légale, le testament et la succession. Le projet est de taille. Il doit mobiliser tous ceux et toutes celles qui veulent mettre un terme à l’inégalité et à l’injustice à l’égard de la femme. Le Souverain avait bien montré l’importance capitale qu’il accorde à cette question.
«Comment espérer atteindre le progrès et la prospérité alors que les femmes, qui constituent la moitié de la société, voient leurs intérêts bafoués», avait-il souligné dans un discours.

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