Faits divers : Un trio arrêté pour avoir agressé sept chauffeurs des petits taxis

Mohamed n’est qu’à son vingt-septième printemps. Et pourtant, son casier judiciaire est très lourd. Sans aucun doute, ce n’était pas son choix. En fait, il a vu le jour dans la perle de la région du Souss, Agadir. Inscrit dans une école primaire, il n’a pas pu réussir pour poursuivre ses études au collège. Les ruelles de la ville l’ont accueilli chaleureusement. Au début de son adolescence, la mauvaise fréquentation lui a permis d’apprendre tous les maux: fumer des cigarettes, se droguer, s’enivrer et attaquer à main armée des victimes pour leur délester tout ce qu’elles portaient sur elles. Un comportement qui lui a coûté des mois à la maison de rééducation. Quand il est devenu majeur, il a également passé des mois en prison. À chaque fois qu’il en sort, il retournait chez ses parents. Ceux-ci ont fait tout pour le sauver de la délinquance. Mais en vain. Il ne trouvait refuge que dans le monde des agressions qui lui permettait d’avoir l’argent nécessaire pour s’enivrer et se droguer. Ne supportant plus ses comportements criminels, ses parents l’ont mis entre deux choix : soit qu’il emprunte le bon chemin, soit qu’il quitte définitivement la maison. Pour Mohamed, le deuxième choix était le favori. En avril, il a quitté définitivement le foyer parental pour être libre. Il a rejoint ses amis, les délinquants, qui passaient leur temps aux alentours du complexe sportif d’Agadir. Ensemble, ils agressaient les victimes, leur délestaient l’argent, les téléphones portables et les bijoux précieux qu’elles portaient sur elles et les malmenaient avec les armes blanches si elles résistaient. Au fil du temps, il a fini par proposer à ses amis d’agresser les chauffeurs de petits taxis. L’idée était jugée géniale par deux autres repris de justice qui allaient devenir ses complices. Avant d’entamer leurs opérations, Mohamed a acheté un costume. Il le mettait chaque nuit avant de commencer «le travail». Bien habillé et bien rasé, Mohamed se plantait, vers vingt-deux ou vingt-trois heures, surtout au quartier Khayam. Il hélait n’importe quel petit taxi qui y passait. En fait le chauffeur ne remarquait qu’une seule personne, en costume, qui se tenait debout. Seulement quand il s’arrêtait et permettait à l’homme au costume, à savoir Mohamed, de monter, il fut surpris par deux autres jeunes hommes qui montaient aux sièges d’arrière. Il ne réagissait pas. Mohamed lui demandait de les conduire à l’un des quartiers suivants : quartier industriel, Dakhla, Essalam, Anza, Doha, Mohammed, etc. À mi-chemin, Mohamed lui demandait de s’arrêter. Ses deux complices l’immobilisaient et mettaient un couteau sous sa gorge. Le chauffeur semblait être obligé de leur céder et leur remettre la recette. Ils lui dérobaient également son téléphone portable. L’opération ne s’arrêtait pas là. En gardant la clé de contact de la voiture, Mohamed et ses deux complices font sortir le chauffeur en dehors du petit taxi. C’était Mohamed, le chef de la bande, qui se chargeait de conduire le petit taxi jusqu’à épuisement de l’essence. Sept chauffeurs de petits taxis, victimes du trio, ont porté plainte. La police judiciaire de la ville d’Agadir s’est mobilisée. Les limiers sont arrivés à mettre les deux complices de Mohamed hors d’état de nuire. Quant à celui-ci, il a pris la poudre d’escampette. Dernièrement, il a attaqué le chauffeur de la voiture d’un opérateur téléphonique. Il lui a dérobé l’argent qu’il portait, l’a maltraité et a pris sa voiture qu’il a conduite jusqu’à un coin jouxtant le complexe sportif. À son intérieur, les enquêteurs l’ont arrêté en train de s’enivrer.

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