Faux fiancé et vrai violeur

Faux fiancé et vrai violeur

Halima n’oubliera jamais ce jour qui changera sa vie et sa vision des autres. Sa beauté la faisait se remarquer, depuis son enfance. Elle séduit n’importe quel homme qui la croise. Quand elle rentrait chez elle ce jour, il n’y avait personne à la maison. Sa mère était sortie chez une voisine et son père n’était pas encore rentré. Elle est leur unique fille. De coutume, elle ne sort plus de chez elle quand elle revient de son collège. Soit qu’elle rentre à la cuisine pour préparer le dîner soit qu’elle se met à réviser ses cours. Tout à coup, elle entend quelqu’un l’appelait. C’est Samira qui est au seuil de la porte. Qu’est-ce qu’elle veut ? Elles viennent de quitter leur classe. Samira est son amie intime, à laquelle elle fait des confidences. Samira est au courant de sa relation avec Redouane. Ce jeune de vingt-six ans a quitté définitivement les études après avoir échoué à deux reprises à la neuvième année de l’enseignement fondamental. Il n’est pas resté au chômage. Il a en effet rejoint l’Office de formation professionnelle où il a décroché un diplôme en électronique et s’est fait embaucher dans une entreprise casablancaise. « Redouane m’a téléphoné et m’a demandé de t’appeler…je ne sais pas ce qu’il te veut … », lui confie Samira. Halima ne veut pas le rejoindre, prétextant que personne n’est à la maison et qu’elle ne peut plus sortir à cette heure tardive. Le portable de Samira sonne de nouveau. C’est Redouane qui appelle. Elle passe le GSM à Halima. Celle-ci lui a expliqué qu’il se faisait tard. Il a insisté au point que Halima se laisse faire. Elle l’a rejoint quelques minutes plus tard, dans un café du centre-ville. C’est la première fois qu’elle sorte de chez elle à Sidi Othmane à 19h. «Qu’est-ce que tu veux à une heure pareille ?… », lui demande-t-elle sur un ton nerveux. Il a essayé de la calmer pour lui annoncer la bonne nouvelle. « Mes parents se présenteront chez vous pour te demander en mariage », lui confie-t-il. Sa nervosité cède la place à la joie au point qu’elle s’oublie complétement. Elle lui a demandé le jour précis. «En fin de semaine… en plus j’ai loué un deux-pièces à Aïn Chok… Tu peux m’accompagner pour le voir ?», lui demande-t-il. Sans penser et sans se rendre compte du temps, elle l’a accompagné à bord d’un taxi à destination de la maison en question. Ils y entrent. «Comment se fait-il qu’il vient de louer la maison et arrive à la meubler entièrement en si peu de temps ?», se dit-elle. En réponse, son prétendu ami s’est métamorphosé en diable. Elle a essayé de s’enfuir. La porte était verrouillée. Il l’a saisie par le bras, l’a fait entrer, de force, dans une chambre, l’a giflée à maintes reprises. Elle s’est contentée de pleurer et de le supplier de la relâcher. Il ne l’entendait pas. Car, il a fini par la violer à deux reprises avant de la libérer par la suite. Elle n’est rentrée chez elle que vers 21h00. Ses parents étaient là. Sa mère a remarqué son état pitoyable, lui a demandé ce qui lui est arrivé. Elle finit par lui relater l’histoire. Hors d’elle, elle s’est rendue chez la police pour déposer plainte. Redouane est arrêté et déféré devant la Chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca qui l’a condamné à trois ans de prison ferme.

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