Fès est-elle dans l’insécurité ?

Y-a-t-il un problème de sécurité dans la wilaya de Fès ? Telle est la question qui se pose ces dernières semaines, animant les discussions dans les cafés et les foyers de la capitale spirituelle du pays. En effet, les agressions s’opèrent dans les quartiers populaires et dans les parages de la gare routière, les vols à l’arraché sous la menace de l’arme blanche s’effectuent dans les grandes artères de la ville, les pickpockets dans les bus, notamment aux heures de pointe, moments des fortes affluences sur ces engins, existent. Mais, chaque fois les auteurs des crimes sont appréhendés par les éléments de la police judiciaire, des fois avant même qu’ils ne passent à l’acte, précisent des sources policières.
Plus de 96 % des crimes sont élucidés et leurs criminels arrêtés dans un temps record, ajoutent les mêmes sources, soulignant que les problèmes qui inquiètent la population s’articulent autour des phénomènes des ivrognes, des mendiants, des vagabonds et des aliénés mentaux, en particulier dans les zones où pullulent les petits commerces, Fès Médina et Fès Jdid Dar Dbibegh. Les éléments de la police procèdent à l’arrestation d’un ivrogne qui provoque un dérangement pour le commerçant du quartier, le voisin, ou tout simplement les passants sur la rue. Une fois appréhendé, la police établi un procès verbal et le défère devant la justice.
Dans certains cas, il est libéré en quarante-huit heures. Le lendemain, il se retrouve et en état d’ivresse dans les mêmes coins, provoquant les mêmes dérangements, et menace même ceux qui l’avaient dénoncé à la police auparavant. Le phénomène a pris de l’ampleur dans des zones où les petits commerçants se sentent menacés par la prolifération des grandes surface de vente dans la ville.
Pour le fléau de la mendicité et de vagabondage, les éléments de la police procèdent également à l’appréhension des mendiants, des vagabonds et des aliénés mentaux. Et selon les lois en vigueur, ils les défèrent, après établissement d’un procès verbal dans ce sens, devant le tribunal pour vagabondage dans la ville. Là aussi, le même scénario se répète. Les mineurs sont orientés vers les centres sociaux, mais les autres sont relâchés et se rejoignent les mêmes endroits.
Mardi dernier, la population de la ville a organisé une manifestation de colère contre la recrudescence de ce phénomène dans la capitale spirituelle du pays. Mais, la manifestation a été manipulée par certains mouvements à des fins purement et strictement électorales. D’un phénomène de société, on passe à la question d’insécurité, persuadant les habitants de la ville qu’ils pensent à leurs intérêts. La fin justifie les moyens, dit-on.

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