Fikri, Âddad et Bouizakarne : le trio meurtrier de la Salafia Jihadiya

Youssef Fikri est un membre de la Salafia Jihadiya, un jeune homme sans pitié et très assoiffé de sang. C’est pourquoi, il a été qualifié par la presse d’«émir de sang». À son actif, on compte pas moins de quatre meurtres. Son premier crime remonte au 26 octobre 1998 à Youssoufia, quand il a décidé de tuer son oncle, Abdelaziz Fikri, qui trompait sa femme. Avec la complicité d’un membre de la Salafia Jihadiya, il l’a poignardé pendant qu’il partageait le même lit avec sa maîtresse. Après avoir fait la connaissance de Youssef Âddad et Abdelmalek Bouizakarne, Youssef Fikri a commencé à agresser les riverains et à attaquer les automobilistes à Casablanca, avant de rebrousser chemin vers Youssoufia en 1999. Là, Youssef Âddad les a informés qu’un homosexuel, nommé Sabah, qui demeure au quartier Diour Nsara, entretient une relation amoureuse avec un employé de l’OCP. Ils se sont rendus à l’appartement et ont frappé à la porte. Un certain Omar Farrak, presque nu, parce qu’il venait de prendre sa douche, leur a ouvert la porte. Ils ont demandé Sabah. Il les a informés qu’il viendrait plus tard. Par courtoisie, il les a invités à entrer pour l’attendre. Une fois à l’intérieur, ils l’ont égorgé. Ensuite, ils ont regagné Casablanca. Après quoi, Youssef Fikri et Youssef Âddad sont allés à Nador laissant derrière eux Abdelmalek au douar Sekouila, à Casablanca. Les deux Youssef ont fait la connaissance d’un rêveur de l’eldorado, un certain Mohamed. Ils ont, tous les trois, loué une chambre au quartier Tarkaâ. Remarquant que Mohamed insultait Dieu et la religion, les deux truands l’ont tué. Ils ont ensuite découpé son corps en trois parties et les ont enterrées dans différents terrains vagues au quartier Tarkaâ et à Beni N’sar. Les deux Youssef sont retournés par la suite à Casablanca après avoir perpétré d’autres agressions et attaques à main armée, dans différentes villes marocaines. Ils ont rencontré, une fois encore, leur «frère», Abdelmalek Bouizakarne, ainsi que Rachid Bahri. Au cours de leurs activités criminelles effectuées «au nom d’Allah», ils ont remarqué un notaire stagiaire, Abdelaziz Assadi, qui était en compagnie de deux filles à bord d’une Fiat Siena. Ils l’ont suivi à bord d’une Citroën C15 qu’ils avaient volée. En lui barrant le chemin, ils se font passer pour des policiers.
Le notaire stagiaire, Assadi, a prétendu être un procureur du Roi. à ce moment, ils ont cru avoir mis la main sur un gros poisson, un symbole de l’Etat. Après avoir malmené les deux filles, ils les ont libérées, puis ont conduit Assadi à bord de leur véhicule vers un terrain vague dans la commune Ahl Loghlame, Sidi Bernoussi-Zenata. Youssef Fikri l’a égorgé. Outre ces quatre meurtres, Youssef Fikri et les autres adeptes de la Salafiya Jihadiya ont commis plusieurs autres agressions et vols de voitures avant de tomber dans les filets de la police. Youssef Fikri, Youssef Âddad et Abdelmalek Bouizakarne ont été condamnés, dans les affaires de terrorisme, à la peine capitale.

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