Finie l’ère du M’sid

Le projet de loi relatif à l’enseignement traditionnel, approuvé mercredi par la chambre des représentants, aura été l’un des textes les plus aisés à discuter. Est-ce à mettre sur le compte de l’ambiance de spiritualité qui prévaut dan l’enceinte du Parlement en ce mois sacré de Ramadan ? pas le moins du monde, des joutes oratoires ayant failli dégénérer en batailles rangées au même endroit et durant la même période. La promotion de l’enseignement traditionnel est en fait une question qui fait d’emblée l’unanimité des députés. Abdelkébir Alaoui Mdaghri, ministre des Habous et des Affaires Islamiques n’aura pas eu peiner pour convaincre les représentants de la nation, quant au bien fondé de cette initiative. Il s’agit en somme de faire profiter l’enseignement traditionnel des mêmes méthodes pédagogiques modernes qui sont actuellement mises à profit pour d’autres types d’enseignement. En fait il s’agit d’en finir avec cette association qui a toujours prévalu entre enseignement traditionnel et moyens vétustes à la limite du primitif. Dans la même lancée, la voie est désormais ouverte à la mise en place d’un enseignement traditionnel privé, qui se verrait doté de tous les moyens mis en oeuvre par les écoles privées d’enseignement, comme les équipements informatiques, les moyens de transport, l’encadrement qualifié et autres atouts du genre. Le projet de loi permet également à l’Etat de procéder à l’encadrement, mais également à l’inspection des structures dédiées à ce nouveau type d’enseignement. Une disposition qui revêt une grande importance et qui sera de nature à baliser l’avenir de ces structures et barrer la voie à toute tentative de l’exploiter à d’autres fins que l’enseignement traditionnel. Un nouveau débouché vient ainsi de s’ouvrir devant les formateurs qui ont emprunté la filière de l’enseignement traditionnel. C’est également un pas de plus pour la sauvegarde de l’identité arabe et islamique du Maroc.

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