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Fonction publique : Le salaire net mensuel moyen est passé de 5.650 à 7.549 DH en 10 ans

Fonction publique : Le salaire net mensuel moyen  est passé de 5.650 à 7.549 DH en 10 ans

Près de seulement 2% des fonctionnaires ont des salaires dépassant 20.000 DH/mois

Près de 36,25% des fonctionnaires bénéficient d’un salaire mensuel net inférieur ou égal à 6.000 DH alors que 58,48% perçoivent des salaires mensuels nets entre 6.000 DH et 14.000 DH.

Le salaire net mensuel moyen dans la fonction publique a augmenté de 32,44% entre 2008 et 2018   en passant de 5.650 DH à 7.549 DH, ce qui représente une augmentation annuelle moyenne de 2,94%. C’est ce qu’indique le rapport sur les ressources humaines accompagnant le projet de loi de Finances 2019. En 2018, le salaire moyen net enregistré au sein du département de l’enseignement supérieur s’élève à 14.278 DH. Pour ce qui est des autres ministères, il est de 11.060 DH au niveau de la justice, 9.447 DH dans la santé, 8.318 DH dans l’éducation nationale, 7.544 DH au niveau du ministère de l’économie et des finances et 6.099 DH pour l’intérieur. Il faut aussi relever que le salaire mensuel net moyen est de 4.223 DH pour les échelles 5 et 6 ; de 5.216DH pour les échelles 7 à 9. Pour ce qui est des cadres et cadres supérieurs (échelle 10 et plus), le salaire mensuel net moyen est de 9.332 DH.  Par ailleurs, l’analyse par tranche de salaires fait ressortir que 10,11% des fonctionnaires civils de l’Etat perçoivent une rémunération nette mensuelle variant entre 3.000 DH et 4.000 DH. Près de 36,25% des fonctionnaires bénéficient d’un salaire mensuel net inférieur ou égal à 6.000 DH alors que 58,48% perçoivent des salaires mensuels nets entre 6.000 DH et 14.000 DH. On notera que seulement près de seulement 2% des fonctionnaires ont des salaires supérieurs à 20.000 DH par mois.

Six départements concentrent 90% des dépenses du personnel 

La ventilation par département des dépenses de personnel de l’Etat au titre de l’année 2018 montre que près de 90% des dépenses sont concentrées au niveau de 6 départements, à savoir celui de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique avec 52,4% suivi de l’Intérieur avec 17,7%, la Santé (9,9%), la Justice (4,6%), l’Economie et les finances (2,8%) et les Affaires étrangères (2,7%). Les autres départements ministériels consomment près de 10%. Le rapport sur les ressources humaines précise que les salaires du personnel classé aux échelles 5 et 6 représentent 13,41% du total des dépenses du personnel. La charge salariale des fonctionnaires classés aux échelles 7 à 9 représente 17,71% de la masse totale. Les salaires des cadres et cadres supérieurs de l’Etat (échelle 10 et plus) absorbent 68,88% de la masse globale. A ce sujet, le rapport explique cette forte concentration par l’accélération du rythme des avancements de grade et du recrutement massif des cadres durant ces dernières années. La répartition des dépenses de personnel de l’Etat au niveau régional montre que 71,25% sont concentrées dans les régions de Rabat-Salé-Kénitra, Casa-Settat, Fès-Meknès, Tanger-Téouan-Al Hoceima et Marrakech-Safi. Notons que la région de Rabat-Salé-Kénitra accapare à elle seule près de 23,5% des dépenses du personnel. Cette concentration est due principalement au regroupement des départements ministériels dans la capitale. Pour la région de Casablanca-Settat où la part du PIB est la plus élevée (32%), les dépenses du personnel ne représentent que 16,23%.  A noter qu’entre 2008 et 2018, les dépenses du personnel sont passées de 70,29 milliards DH à 108,85 milliards DH, soit une évolution de 55% sur la période. De 2012 à 2018, la progression des dépenses du personnel a ralenti (2,01% en moyenne par an contre 8,31% avant 2012). Un ralentissement dû en partie à l’effet conjugué des suppressions des postes budgétaires suite aux départs à la retraite et des mesures prises par le gouvernement tendant à maîtriser l’évolution des dépenses du personnel.

Les départs à la retraite

Les départements de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur connaîtront le plus grand nombre de départs à la retraite durant les 3 prochaines années. Au niveau  de ces deux départements, 31.505 départs sont prévus au titre de la période 2018-2021, ce qui représente 11% de l’effectif des deux départements. Au niveau de la santé, 4.749 départs à la retraite sont prévus (9,27%), le ministère de l’économie et des finances (1.407, soit 7,52%), la Justice (1.445, soit 7,45%) et l’Intérieur (4.481, soit, 3,5%). 

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