Fondation Mohammed VI pour l’édition du Saint Coran : plusieurs ouléma honorés

Fondation Mohammed VI pour l’édition du Saint Coran : plusieurs ouléma honorés

Un Ramadan 1431 hautement distinctif pour les ouléma d’Oujda. Le professeur Lahcen Rahmouni, un lauréat de l’Institut de la renaissance islamique d’Oujda a été nommé à la tête de la Fondation Mohammed VI pour l’édition du Saint Coran «Al Moushafe Alhassani».  Fondation chargée de la préservation du Saint Coran à travers son édition et sa distribution. De leurs côtés, les imams Mohammed Almoumni et Mohammed Merbahe ont été honorés par des récompenses royales vu l’assiduité et l’abnégation avec lesquelles ils ont contribué à la réalisation du «Recueil du Dikr», un document référentiel en théologie et qui regroupe l’ensemble des préceptes qui sous-tendent la pensée musulmane. Quant au professeur Mohamed Moslih, membre du Conseil local des ouléma et lauréat du conservatoire Al Baât d’Oujda, il a eu l’insigne honneur d’animer une causerie religieuse ce Ramadan en présence du Souverain. Par ailleurs, trente ouléma d’Oujda ont participé, durant ce mois sacré du Ramadan, à des conférences et débats aux Emirats arabes unis. C’est ce que vient d’annoncer le docteur Mustapha Ben Hamza, président du Conseil régional des ouléma de l’Oriental lors de la soirée de reconnaissance organisée, à son honneur par le conseil municipal d’Oujda, jeudi dernier. Une cérémonie présidée par Abdelfettah Alhoumame, wali de l’Oriental et gouverneur de la préfecture d’Oujda-Angad en présence d’une assistance constituée de chercheurs, ouléma et étudiants. Une soirée marquée notamment par la signature d’un nouveau livre théologique que le docteur Benhamza vient de publier et l’animation d’une conférence sur «Le système social  et le dispositif des valeurs au Maroc».
Les animateurs de cette conférence Mustapha Ben Hamza et l’historien Badr Almagri ont expliqué comment le dispositif des valeurs marocaines puise son originalité dans une solidarité intrinsèque de rapports sociaux et de convictions religieuses. Cela a impacté sur l’ensemble des comportements qui font la spécificité de la société marocaine. «À un moment où on est en train de vivre les mutations qui affectent les sociétés modernes par l’effet de la globalisation, il est judicieux de mettre en exergue ce que faisaient nos aïeuls pour consolider le savoir et le savoir-faire à travers les biens qu’ils mettaient à la disposition de la société» et d’ajouter «La propagation de ces valeurs par un ensemble d’actes palpables tel le «wakf» ou la prise en charge des études ou des apprentissages des orphelins et autres personnes démunies , démontrent que l’action sociale est innée chez le Marocain».En somme le « wakf » assumait presque toutes les prérogatives qu’assument actuellement les conseils élus. Quant à Badr Almgri, il a traité la thématique du rôle primordial des systèmes des valeurs dans le développement humain à partir de paradigmes relevant du rôle des Habous dans le financement de certains programmes à visée sociale, ainsi que leur rôle dans l’édification des écoles, des maisons pour démunis et vieillards ou mosquées. Il a aussi focalisé sur l’importance du «wakf» des bibliothèques et de certains biens dans le premier quart du XXème siècle.

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