Formation continue : Quel avenir ?

Formation continue : Quel avenir ?

Sans accorder une place importante à la valorisation de la formation continue, il s’avérerait impossible aujourd’hui de concevoir une quelconque mise à niveau de notre système d’éducation. Raison pour laquelle ce colloque se veut une occasion d’interpeller les expériences passées en matière de formation continue.
Le déclenchement de la charte d’éducation et de formation, ainsi que l’approche par compétence, donnent une dimension encore plus significative à cette rencontre qui permettra également d’approcher les paradigmes sur lesquels les expériences passées se sont fondées.
Le contexte général du colloque se présente sur trois niveaux d’interaction sur le plan externe, à savoir la mise à niveau des compétences puisque le Maroc se trouve au coeur de l’évolution de l’environnement international. Ce qui suppose un impact, en cours ou à terme, sur tous les domaines d’activité. L’ENS, est amenée à distinguer entre ce qu’elle fait maintenant, à savoir la formation des enseignants et ce qu’elle est appelée à faire en termes de contribution à la formation continue au profit d’un environnement institutionnel plus étanche. Ensuite il faut se préparer à une double orientation à effets parallèles et complémentaires en progressant à la fois vers un partenariat externe et vers des sources de financement non-étatiques, puisque la réforme universitaire 01/00 stipule l’ouverture sur le secteur privé et l’engagement dans un processus progressif d’autofinancement par le biais de la formation continue. Le troisième niveau prendra compte de la réforme du système éducation-formation enclenchée par la COSEF et qui revient à une mise en question du système actuel en vue de promouvoir un système éducatif fondé sur l’efficacité et la performance.
Sur le plan interne, la question se pose au niveau du positionnement de l’ENS par rapport aux éléments constituant le contexte externe. Consistera-t-il à assurer la mise à niveau des enseignants du secondaire dans le cadre de la réforme de l’enseignement ? Et le cas échéant, l’ENS s’en tiendra-t-elle à sa mission strictement professionnelle pour se spécialiser, à travers la formation continue, dans la formation des formateurs avec ses trois volets, fondamental, didactique et pédagogique ? Le positionnement de l’ENS devrait-il se faire dans le cadre de la loi 01/00 qui inscrira la formation continue dans le cadre de l’université ? Par ailleurs, le colloque s’est fixé trois objectifs.
D’abord élaborer un référentiel commun en vue d’unifier les concepts de la formation continue, de façon à ce que la signification des concepts soit, autant que faire se peut, la même pour tous. Le deuxième objectif consiste à interpeller l’expérience de la formation continue au niveau institutionnel. Quant au troisième objectif, il a trait à la proposition des outils d’intervention pédagogique. Il s’agit des outils d’animation pour adultes, des modes de conceptions des modules, des techniques et des grilles d’évaluations. Il s’agit aussi de tout ce qui est ingénierie pédagogique, à savoir décider quel exercice, quel étude de cas, quel apport théorique, quelle organisation temporelle, quel outil de communication et quel type de disposition spatiale. Et comme l’affirme Abdelaziz Ben Aicha, directeur adjoint de l’ENS de Casablanca, «ce colloque revêt une importance scientifique et pédagogique particulière dans la mesure où il s’inscrit dans la réforme et l’amélioration de notre système enseignement-formation. D’autant plus que le colloque en question rassemble dans un débat de spécialistes, les différents intervenants dans le processus de formation des formateurs».

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