Formation professionnelle: Abdelâdim El Guerrouj énumère les urgences

Formation professionnelle: Abdelâdim El Guerrouj énumère les urgences

La fédération marocaine des entreprises du Maroc (CGEM) a convié, mercredi à Casablanca, Abdelâdim El Guerrouj, ministre délégué auprès du ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle, pour énumérer les principales urgences du secteur.
Le segment de la formation professionnelle a, en effet, connu un saut considérable tant bien sur le plan qualitatif que quantitatif.

S’axant sur les statistiques formulées par le ministre, la capacité est passée de 40.000 stagiaires à 400.000 jeunes en 2014. Pour 2015, 90 mille jeunes supplémentaires intégreront le processus. «Ces chiffres illustrent clairement les efforts déployés ces dernières années en termes de formation professionnelle. Si l’on devait analyser ces statistiques, on découvrira que le secteur privé représente 22% en termes de capacité», explique M. El Guerrouj. Et d’ajouter que «par mode de formation, le processus classique décroche une part de 71% contre 29% détenus par la formation alternée ou par apprentissage».

En dépit de cette évolution, des tares sont à pallier. Plusieurs enjeux sont dans ce sens identifiés. Le premier étant d’assurer une formation professionnelle inclusive. Une urgence à laquelle répond l’éventuelle stratégie nationale en matière de formation professionnelle. «Ce dispositif aura pour mission de valoriser le capital humain et de répondre aux besoins cruciaux du marché de l’emploi quelle que soit la taille de l’entreprise ou sa région», explique le ministre.

La stratégie viendra par ailleurs concilier la formation professionnelle avec sa cible initiale. Citons, dans ce sens, les jeunes moins de 15 ans et ayant du mal a réinsérer le système de l’éducation nationale. «Nous observons aujourd’hui que plus de 61% des stagiaires ont au minimum un niveau bac.

Nous nous retrouvons dans ce cas face à un système de formation qui a tourné le dos à la cible à laquelle il a été dédiés, en l’occurrence la population la plus fragile», indique le ministre dans son intervention. La formation continue demeure également l’une des problématiques à rétablir. Le constat démontre que seules 2% des entreprises déploient à leurs employés des cycles de formation. Le nombre de bénéficiaires ne dépasse pas dans ce sens les 130.000 personnes, soit 7% des salariés déclarés.

Pour rendre la formation professionnelle «réellement productive», M. El Guerrouj a souligné la pertinence de l’adéquation «Formation-emploi». Une correlation qui s’avère prometteuse pour la compétitivité à la fois des entreprises et de l’économie nationale. Ainsi, gouvernement, CGEM et syndicats œuvrent ensemble à intégrer les entreprises nationales dans le processus de formation, notamment à travers leur contribution à l’élaboration des programmes et le maintien de suivi d’évaluation.

«Le partenariat entreprise et système d’éducation traduit la complémentarité existante entre les deux parties. Notre ambition est de faire de la formation professionnel un choix volontaire», a indiqué M. El Guerrouj. Notons qu’un accord a été, récemment, signé dans ce sens avec le ministère de l’enseignement supérieur et de la formation des cadres et de la recherche scientifique, identifiant un quota de 5% pour l’accès des jeunes «professionnellement formés» au cycle supérieur et aux écoles d’ingénieurs et de commerce.

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