Forum annuel de l’immigration: La société civile appelée à fournir plus d’efforts

Forum annuel de l’immigration: La société civile appelée à fournir plus d’efforts

Est-ce que l’ensemble des associations œuvrant dans la migration cerne bien les attentes actuelles et futures des migrants, ainsi que de la manière dont il faut traiter celles-ci ? Faut-il que ces structures soient formées et que leurs capacités professionnelles et cognitives soient hissées en la matière?

Les problématiques formulées, lundi à Rabat, par Anis Birou lors du 3ème Forum annuel de l’immigration sont pertinentes. Elles le sont du fait que le terrain laisse voir des associations qui militent réellement en faveur de la migration de par leurs recherches et leurs actions assez intéressantes au moment où d’autres ont un apport minime pour cette question. Quand même, le ministre chargé des MRE et des affaires de la migration ne manque pas de mettre en valeur le rôle de l’ensemble des associations.

Rôles avant-gardistes

«La société civile joue désormais des rôles avant-gardistes en évaluation des politiques publiques», tempère M. Birou ayant saisi son passage pour rappeler le débat qu’il entreprendra aujourd’hui, mardi, au Parlement autour de la traite humaine.
Ceci étant, les questionnements posés par le ministre chargé des MRE et des affaires de la migration ont trouvé un écho chez les objectifs tracés par le président du CNDH. «Sans formation des ressources humaines, la politique migratoire serait boiteuse», estime Driss El Yazami en mettant l’accent sur le défi de la scolarisation des enfants issus de parents migrants. «Il y a une urgence d’une grande impulsion de l’action humanitaire», enchaîne par l’occasion le président du CNDH.

Echange

«L’immigration est une forme d’échange», estime Papa Omar Diatta également présent à l’événement. Le chancelier des affaires étrangères et directeur adjoint de l’assistance et de la promotion des Sénégalais de l’extérieur n’a pas manqué de dresser un tableau sombre de l’immigration puisque ce sont, entre autres, 22.000 personnes qui ont perdu la vie en Méditerranée. Ceci étant, l’échange véhiculé par M. Diatta est susceptible de revêtir plusieurs formes dont celle culturelle.
Chose qui est exprimée par le Centre culturel africain au Maroc présent parmi les stands d’associations installés dans le cadre de l’événement. «Il existe une richesse culturelle dans la migration. Quand les peuples se déplacent, les cultures se déplacent aussi, ainsi les visions du monde changent et tout le monde en profite», indique à ALM Hermann Kenfack, directeur de communication du centre ayant créé, en collaboration avec le ministère marocain des MRE, une radio kulture mozaic destinée à promouvoir positivement la migration. «Il est irresponsable de dire que les Marocains sont racistes. C’est l’acceptation de l’autre qui va faire la richesse du Maroc et d’autres pays», estime Hermann Kenfack en confiant être installé au Maroc depuis environ 6 ans et être marié à une Marocaine.

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