Fouad Mourtada : «Les choses ont pris une mauvaise tournure»



ALM : Comment avez-vous accueilli la grâce royale ?
Fouad Mourtada : C’est avec une grande joie que j’ai accueilli la décision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Je ne pensais pas être libéré de si tôt. Cela a remis les choses à leur place.
Je remercie, aussi, toutes les associations et les organisations des droits de l’Homme qui m’ont soutenu. Il y a aussi ma famille et mes proches qui m’ont appuyé tout au long de cette rude épreuve. Sans toutes ces personnes, je n’aurai jamais pu m’en sortir.

Est-ce que vous regrettez votre acte ?
Non, je ne regrette pas mon acte. Je ne me considère pas comme un criminel. Les choses ont pris une mauvaise tournure.
Je n’ai jamais eu l’intention de nuire à Son Altesse Royale Moulay Rachid. Il s’agissait tout simplement d’un jeu.  Je ne pensais pas me retrouver un jour derrière les barreaux parmi des détenus.

Comment envisagez-vous l’avenir ?
En tant qu’ingénieur, j’entends poursuivre ma carrière dans le même domaine et retourner à mon travail.
Pour l’instant, je n’ai pas encore d’idées précises concernant  mes projets et mon avenir. Je souhaite tourner la page et reprendre une vie normale.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes internautes marocains ?
Je n’ai pas de conseil précis à leur donner.
L’Internet est un instrument formidable mais il y a des limites à ne pas dépasser. Il faut que les personnes qui s’amusent à créer des faux profils  sur des sites comme Facebook  prennent conscience de leurs actes car les conséquences peuvent être très graves et cela peut anéantir leur vie.

Fouad Mourtada gracié et libéré


Après 43 jours d’incarcération, Fouad Mourtada a été gracié et libéré mardi soir de la prison de Oukacha. L’annonce a été faite mercredi par l’avocat de ce jeune ingénieur. «La libération de Fouad est une victoire pour la justice et la liberté»,  a commenté Ali Ammar avant d’ajouter que «Le Roi a fait ce que le tribunal aurait dû faire en premier». Ainsi, la grâce royale annule la peine de prison et l’amende. Pour rappel, le tribunal de 1 ère instance de Casablanca avait condamné au mois de février dernier, le jeune homme à trois ans de prison ferme assortis d’une amende de 10.000 dirhams pour «utilisation de données informatiques falsifiées et usurpation d’identité princière». Agé de 27 ans, cet ingénieur informaticien, diplômé de la prestigieuse Ecole Mohammadia des Ingénieurs (EMI) de Rabat, avait été arrêté le 5 février. Près de 150 ingénieurs marocains et militants des droits de l’Homme avaient manifesté le 1er mars devant l’EMI à Rabat pour réclamer sa libération.

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