France : Après avoir brûlé sa femme sur le barbecue, il organise des brochettes-parties

Au troisième jour du procès de Benoît P. devant les assises d’Ille-et-Vilaine, à Rennes, les enfants de l’accusé et de la victime, tous solidaires, ont défilé à la barre avec une grande émotion, parfois dans les larmes. Tous partie civile, ils ont raconté les disputes régulières, parfois «violentes», qui émaillaient la vie du couple. L’un a pointé du doigt celui qui, selon lui, a proféré des menaces de mort contre son épouse. Ils ont également raconté l’attitude «très bizarre» de Benoît P. au lendemain de la disparition de leur mère, Adeline, 34 ans, alors en instance de divorce à sa demande. Son époux avait alors fait croire à un départ volontaire. «Très rapidement on s’est demandé s’il n’était pas responsable de quelque chose. Il était très bizarre», a raconté posément, mais très émue, Nathalie, la fille aînée d’Adeline, également 15 ans à l’époque. Cette dernière a préféré fuguer plutôt que de continuer à vivre avec «quelqu’un dont je n’arrivais pas à cerner le personnage». Ce n’est que deux ans plus tard, en juin 2008, que Benoît P., toujours libre, craquera lors d’une garde à vue: il avouera avoir enterré le corps de sa femme dans le jardin du pavillon familial puis, sentant l’étau se resserrer, l’avoir exhumé pour brûler les restes sur le barbecue, qui sera ensuite réutilisé pour des brochettes-parties. Au lendemain de la disparition, « j’ai eu peur que notre mère soit morte. J’avais peur de la découvrir quelque part », explique Vincent. La famille vivait à La Gouesnière, près de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), avec sept enfants, dont deux nés d’une première union de la mère. Accusé d’avoir volontairement donné la mort à son épouse, l’accusé qui avait lors de l’instruction nié toute responsabilité a maintenu sa dernière version du drame: l’accident involontaire. « Elle m’a interpellé dans les escaliers et m’a agrippé par l’épaule, j’ai eu le geste de la repousser et malheureusement elle a chuté et a perdu la vie », a-t-il affirmé. « Je ne l’ai pas fait volontairement. Elle est tombée en arrière. A cause de cela ma femme est décédée », a-t-il répété précisant avoir enterré le corps «une ou deux heures après».

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