France : La mère aux huit infanticides livre son terrible secret

La juge d’instruction, Céline Marilly, a recueilli longuement les déclarations de Dominique C., comme elle le fait depuis plusieurs mois, a rapporté «La voix du Nord». Mais, lundi 2 février, quelque chose s’est fissuré dans l’armure de l’habitante de Villers-au-Tertre que tous – proches, voisins, amis – décrivent comme «une femme sans histoires». Dominique C. a pleuré, «énormément», confie son avocat Me Berton, toujours selon “La voix du Nord“. À l’issue de l’audition, il s’était contenté d’affirmer: «On arrive à cerner le drame de cette dame, peut-être même à la comprendre…» Mais plus tard dans la soirée, il a consenti à confirmer les informations d’une source proche de l’enquête selon laquelle Dominique C. a attendu d’avoir 46 ans pour se délivrer, en déclarant à la juge d’instruction qu’elle avait été victime d’inceste. Elle a affirmé que son père, Oscar Lempereur, l’aurait violée, la première fois quand elle avait huit ans. Puis quand elle a eu 14 ans. Mais aussi une fois mariée, vers 25 – 30 ans. Un père mort en 2007, dont elle était très proche : à Villers-au-Tertre, tous témoignent de la «complicité» du père et de la fille, soulignent les visites quasi quotidiennes de Dominique à son père, jusqu’au bout. Selon Frank Berton, « cette femme a tué les enfants dont elle croyait que le père était son propre père ». Ce qui change la donne : « Le procès de Mme C. est celui d’une femme qui ne voulait pas garder les enfants de son père. Qui, aujourd’hui, la blâmerait d’avoir fait cela ? » Mais si l’inceste a continué une fois qu’elle était mariée, et puisqu’elle a accouché chaque fois chez elle, sentier du Pré (à part une fois, à l’hôpital de Douai), quel a été le rôle de son mari, Pierre-Marie C. ? « Je n’ai jamais été le procureur de M. C., précise Me Berton. Mais Mme C. explique que pendant des mois, au pied de son lit, il y avait des sacs poubelle contenant des foetus, ce que la reconstitution a confirmé. On peut ne rien voir, ne rien sentir. Mais huit grossesses, ça paraît compliqué. » Il ajoute : « Je pense que cette femme, après ses accouchements, était incapable de savoir combien de sacs il y avait, dans quel endroit, combien de temps : elle a bénéficié de complicité… »

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