France : Trois frères jugés pour des viols sur leur soeur

L’affaire, qui avait débuté en mai 1998 pour des violences subies par le père Lefrancq de la part de ses quatre enfants et de leur mère, avait tourné au sordide quand la fille, Patricia, avait dit être violée depuis l’âge de 12 ans par ses frères et sa mère, et avoir donné naissance à quatre bébés qui avaient été tués puis enterrés.
Tous les membres de la famille, à l’exception du père, un ancien mineur septuagénaire, avaient reconnu la réalité des viols , des accouchements et des meurtres. Les frères et la soeur étaient cependant revenus sur leurs aveux et la mère, souffrant d’ulcères aux jambes, devait décéder en octobre 1998 en prison. Faute de preuves, la justice avait rendu en juillet 1999 un non-lieu dans cette affaire d’infanticides présumés. Un expert, chargé d’examiner Patricia, aujourd’hui âgée de 31 ans, avait de son côté conclu à l’ « absence de toute trace obstétricale » chez la jeune femme et estimé « hautement improbable » qu’elle ait été enceinte. Restaient les accusations de viols sur leur soeur, jusqu’au-delà de sa majorité, pour lesquels sont jugés jusqu’à jeudi Didier Lefrancq, 40 ans, Patrick, 35 ans, et Dominique, 27 ans. Immature et fragile, la jeune femme était soumise aux trois frères, qui auraient abusé d’elle parfois ensemble et jusqu’à plusieurs fois par semaine, et dont elle avait peur en raison de leur violence habituelle. Elle était aussi totalement dépendante de sa mère, violente et alcoolique, qui régnait en chef de clan sur la famille.
En janvier 1999, les quatre enfants Lefrancq avaient été condamnés par le tribunal de Lille à des peines de prison pour des violences qu’ils faisaient subir à leur père, impotent. Patrick, le plus violent, avait été condamné à 30 mois de prison ferme, Didier à deux ans, Patricia à 15 mois, et Dominique à un an avec sursis. Le père de famille, souffre-douleur de la famille, était battu, affamé, obligé de dormir à même le sol et souvent forcé de manger dans la gamelle du chien. Le procès commencé mardi, devait se conclure jeudi.

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