Fraudes électorales à l’Université

S.M. Mohammed VI a présidé, mardi dernier, au palais royal d’Agadir, une cérémonie d’installation du Comité directeur de la Fondation Mohammed VI pour la promotion des oeuvres sociales, de l’Education et de la Formation.
Durant la même cérémonie, il a nommé neuf présidents d’universités suivant le nouveau mode de nomination prescrit par la réforme universitaire, dans le cadre des orientations de la Charte d’éducation et de la formation.
A la lumière de ces nominations, bon nombre d’observateurs se sont interrogés sur l’absence surprenante de cinq présidents représentants les villes d’Oujda, Fès, Agadir et El Jadida. Or, l’a liste des candidats comportait 42 personnes et laissait prévoir que SM le Roi allait choisir 14 présidents d’université. Mais, comme chacun la constaté, seulement neuf présidents ont été nommés. Les autres candidats, disent des sources proches du ministère de l’Enseignement supérieur, ne répondaient pas aux critères requis» et leurs postes feront l’objet de nouveaux appels d’offres.
D’autres sources ont souligné d’une part l’optique du rejet par la Commission mandatée à trancher dans cette affaire des quinze candidats concernés ; d’autre part le rejet par les instances suprêmes du pays de certains d’entre eux. Abstraction faite des raisons de cet «appel d’offre infructueux», qui sera refait, dans les prochaines semaines, conformément aux règlements en vigueur, il s’agit, à n’en pas douter, d’un message clair et net adressé au ministère de tutelle et à ses responsables . En effet, depuis l’amorce du processus d’élections des candidats devront faire partie de la liste qui sera soumise à l’appréciation royale, des protestations ont été soulevées dans plusieurs régions, remettant en cause les procédures retenues et faisant part d’un parti-pris illégal de la part de certains responsables. Message reçu, il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’un grave problème qui tire sa raison d’être d’une culture révolue qui doit faire l’objet d’une condamnation collective, puisque cela concerne la gestion démocratique. Cette gravité devient encore manifeste lorsque l’on sait que les vices concernent l’élite universitaire. Une élite qui doit donner l’exemple au commun des mortels.

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