Ftour Avec Kamal, commandant de bord

Ftour Avec Kamal, commandant de bord

En principe, Ramadan rime toujours avec rassemblement familial, regroupement autour de la table du ftour avec un menu aussi varié que le permet le budget de chaque famille…

Mais, par la force des choses, il y a des exceptions à cette règle. Certaines personnes, en raison de leur travail qui coïncide avec l’heure de la rupture du jeûne, sont obligées de rompre le jeûne en dehors du cadre familial, souvent dans un café ou sur le lieu même du travail. ALM a décidé cette année de partager avec ces gens ce moment qu’ils sont obligés de passer en dehors de l’environnement habituel et du cadre familial. Comment prennent-ils leur ftour ?

Le métier du personnel navigant n’est pas facile de manière générale. Il s’avère encore plus compliqué lors du mois sacré de Ramadan. En effet, ces personnes qui veillent au bon fonctionnement des vols se retrouvent à prendre le ftour en plein vol. Mais comment font-elles pour savoir à quelle heure elles peuvent rompre le jeûne ? C’est ce que nous explique Kamal, commandant de bord. «Il existe maintenant une application qui aide à calculer l’heure du shour mais aussi celle du ftour. Dans cette application, l’équipage doit entrer la longitude et la latitude, ainsi que l’altitude, le cap et la vitesse».

Par la suite, cette application donne l’heure du ftour. Avant cette application, il existait un tableau qui partait du même principe, aidant l’équipage à bord à définir l’heure. Autre solution, celle d’observer le soleil. «Mais en altitude, le soleil est visible plus longtemps, ce qui nous oblige de décaler le ftour. Pour chaque 1.000 pieds (0.3048 km), nous rajoutons une minute, ce qui nous donne à peu près 36 minutes», nous explique le commandant de bord. «Pareil pour le shour, mais au lieu de retarder nous l’avançons de 36 minutes. En plus de ça, il est plus facile de distinguer les changements de couleurs à l’horizon en altitude, car il n’y a pas d’interférence entre les lumières de la ville et celle du soleil». Mais le personnel navigant n’est pas obligé d’observer le jeûne comme nous l’explique Kamal. «Il nous est conseillé de ne pas jeûner si le vol est en après-midi». En effet, une note de service de la Direction des opérations aériennes (DOA), datée du 25 mai 2016, demande aux personnels navigants (pilotes, chefs de cabines, hôtesses et stewards) de ne pas jeûner pendant le service. Mais elle ne s’applique pas au court-courrier et au vol matinal.

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