Grippe aviaire : la fin de la crise

Grippe aviaire : la fin de la crise

Depuis quelques semaines, on ne parle plus de grippe aviaire au Maroc. Les Marocains continuent de consommer le poulet sans crainte. Plus de sortie médiatique du Premier ministre ni de discours rassurant du gouvernement. Pourtant, lors du mois de février dernier, la psychose était à son apogée. La vente des volailles a baissé, le prix du kilo a atteint 7 dirhams. Si certains ont rechigné à manger le poulet par peur d’être contaminés, d’autres ont estimé que la baisse des prix était une aubaine et ont profité pour s’empiffrer de viande blanche. Après cette chute spectaculaire du prix du poulet sur nos marchés, les prix flambent de nouveau. Le poulet redresse la crête. Actuellement, il est vendu à 18 dirhams le kilo. Le prix d’avant la crise. La polémique autour de la présence de la grippe aviaire était-elle donc bénéfique pour le secteur avicole ?
" La polémique n’a pas lieu d’être puisqu’aucun cas de grippe aviaire n’a été enregistré dans le pays, elle a néanmoins activé la promulgation des arrêtés d’application de la loi sanitaire 49-99, ayant trait à la protection sanitaire des élevages avicoles, au contrôle de la production et la commercialisation des produits avicoles. Il faut noter que tout le secteur est appelé à se mettre à niveau", indique Youssef Alaoui, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA).
Ces arrêtés, qui sont au  nombre de sept, concernent la demande d’autorisation pour l’exercice de l’activité d’élevage, le transport et la distribution de volaille vivante.
Ils fixent les exigences auxquelles doivent satisfaire les poussins d’un jour commercialisés, la forme et le contenu du registre de suivi sanitaire des élevages avicoles et des couves ainsi que les exigences hygiéniques communes et spécifiques auxquelles doivent répondre les locaux, les équipements et le fonctionnement des élevages avicoles et des couvoirs. Figurent également sur ces arrêtés les conditions spécifiques des modes d’élevage avicoles biologiques, la liste des maladies contagieuses des volailles et les mesures spéciales de lutte contre ces infections.
Par ailleurs, M.Alaoui a tenu à souligner qu’en raison de la psychose autour de la grippe aviaire, la filière a enregistré des pertes colossales qui se chiffrent par millions de dirhams.
"Entre octobre 2005 et avril 2006, les pertes ont été estimées à 500 millions de dirhams", affirme le président de la FISA.
Rappelons que le gouvernement, pour soutenir le secteur avicole, a mis en place des mesures d’accompagnement.
Il s’agit d’un rééchelonnement des règlements pour la CNSS et de l’annulation des majorations pour les impôts. Par ailleurs, une large campagne de communication sera lancée pour inviter les Marocains à consommer les produits avicoles.  Dans le cadre du soutien promis par la Primature, le passage à la télévision sera gratuit.

 Le mystère des Oiseaux morts


Début du mois de février 2006, quelque 336 oiseaux sauvages non-migrateurs appelés "pique-bœufs" ont été retrouvés morts à proximité de Dayat Roumi, dans la province de Khémisset. Quelques jours plus tard, une dizaine d’autres d’oiseaux ont été retrouvés morts à Khénifra.
Mardi 21 février, le Comité interministériel de gestion de crise (CICG) chargé du contrôle du virus de l’influenza aviaire a procédé à l’obligation du confinement de la volaille de type beldi (poulets et dindes) dans un rayon de trois kilomètres autour des zones humides.
Ledit comité a également décidé d’interdire la tenue de marchés de volailles vivantes dans ce même rayon autour des sites humides. Lundi 27 février, un nouveau dispositif a été mis en place.
Il s’agit du lancement d’une vaste campagne de vaccination de tous les oiseaux des parcs zoologiques.
Vendredi 3 mars 2006, quelque 14 oiseaux sauvages ont été retrouvés morts dans la commune rurale d’Aïn Tizgha à Benslimane.


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