Grogne au ministère de l’énergie

Grogne au ministère de l’énergie

Le Syndicat national de l’énergie et des mines (SNEM), affilié à la CDT, a décidé d’organiser un sit-in de protestation le 28 avril, de 10 heures à 11 heures, en face de l’entrée principal du siège du ministère de l’Energie et des Mines.
« Le but de ce débrayage sera d’attirer l’attention de l’opinion publique sur le manque de dialogue au sein du ministère de l’Energie et des Mines », souligne le secrétaire général du SNEM, Mohamed Bennani. Celui-ci énumère certains points à l’origine de la décision de son syndicat d’organiser le sit-in. Tout d’abord, il cite le manque de dialogue entre le ministre et les partenaires sociaux.
Principal dossier, celui du futur organigramme du ministère. En effet, lors de la dernière rencontre avec la CDT, le 19 décembre 2003, le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Boutaleb, avait souligné que son cabinet est en passe de mettre au point un nouvel organigramme. « Nous ne sommes pas contre la restructuration du ministère », assure Bennani.
Toutefois, des rumeurs circulent avec insistance depuis quelques semaines, selon lesquelles l’organigramme est bel et bien préparé. La direction de la géologie devrait être supprimée. Les fonctionnaires estiment que cette direction, la plus peuplée du ministère, serait rattachée à l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), dirigé par Amina Benkhadra.
La CDT se demande quel est l’intérêt de ce transfert, théoriquement bénéfique aux fonctionnaires de la direction de la géologie. Quel sort sera-t-il réservé aux ingénieurs, techniciens et secrétaires de cette direction? Le syndicat craint que ce transfert ne concerne que la « crème » des cadres. Les autres seront tout simplement redéployés dans les directions restantes.
La goutte qui a fait déborder le vase est sans doute « l’irrégularité qui a entaché l’opération d’élection de la commission paritaire centrale ». Ces consultations ont eu lieu le 6 avril dernier. Selon un décret du Premier ministre, il est clairement spécifié qu’entre le dernier délai de dépôt des candidatures et la date des élections, 21 jours doivent s’écouler. Or, le ministère n’a pas respecté cette obligation. Et pour cause, le dernier délai des dépôts des candidatures a été fixé au 26 mars, soit une dizaine de jours seulement avant la date des élections. Résultat: un candidat CDT a été écarté de l’opération électorale. Malgré ces irrégularités, la CDT a obtenu quatre sièges sur les 12 que compte la commission paritaire centrale. « Les huit autres membres sont tous des sans-appartenance syndicale », assure Bennani. Parmi eux figure le propre inspecteur général du ministère de l’Energie et des Mines. « Certes, il a totalement le droit de se présenter à ces élections, mais compte tenu de son poste, il aurait mieux fait de s’abstenir », souligne Bennani.

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