Grogne des chauffeurs de taxis

Le Syndicat des chauffeurs de taxis à Casablanca, affilié à l’Union Syndicale du Transport Routier a organisé jeudi une conférence de presse au siège de l’Union Marocaine de Travail (UMT). Lors de cette rencontre avec la presse nationale, les représentants syndicalistes des chauffeurs de grands et petits taxis ont soulevé les problèmes du secteur, la dégradation de la situation sociale des conducteurs, la concurrence déloyale par certaines sociétés de transport touristique, le transport clandestin, l’absence des infrastructures, etc. Dans ce cadre, les professionnels, qui prévoient un débrayage de vingt-quatre heures si leurs revendications ne sont pas prises en compte, avaient adressé une lettre de leurs doléances au Premier ministre, au ministre du Tourisme, au ministre de l’Intérieur, au wali du Grand Casablanca et au préfet de Casablanca. L’entrée des sociétés de transport de tourisme de troisième série en concurrence avec les taxis blancs sur la ligne de l’aéroport Mohammed V a suscité en plus la grogne des propriétaires de ces derniers. Plus de 10.000 chauffeurs de taxis blancs se voient menacés dans l’intégration des sociétés de transport de tourisme dans leur circuit. La question des infrastructures est également au centre des préoccupations des professionnels du secteur. Les stations de taxis existantes ne répondent plus à la demande actuellement. Les chauffeurs de taxis se trouvent dans l’obligation de circuler toute la journée à la recherche des clients, notamment dans les principaux boulevards. Chose qui crée un grand désordre et gêne la circulation. Ils versent annuellement à la Communauté Urbaine de Casablanca des sommes d’argent importantes. Chaque petit taxi paye 650,00 dirhams par an, soit un montant de plus de 4.615.000,00 de dirhams pour les 5600 petitstaxis de la métropole. Les taxis blancs, pour leur part, versent annuellement 2.346.000,00 de dirhams dans la caisse de la communauté urbaine. Laquelle est appelée, soulignent-ils, à construire des stations destinées au stationnement des engins blancs et rouges dans chaque préfecture. Il est à souligner que la wilaya de Casablanca connaît, notamment pendant les heures de pointe un embouteillage énorme. Plus de 520.000 véhicules circulent à l’intérieur de la ville, soit 36 % de l’ensemble du parc national, à raison de 150 voitures pour 1000 personnes. La capitale égyptienne, le Caire, avec plus du double des habitants de notre capitale économique, n’utilise que 150.000 voitures, soit dix voitures pour 1000 personnes.

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