Handicap mental : Bassima Hakkaoui dans le viseur des associations

Handicap mental : Bassima Hakkaoui  dans le viseur des associations

Les subventions d’appui à la scolarité des trois dernières années toujours pas versées

Bassima Hakkaoui est la cible de tirs croisés. Les associations œuvrant dans le domaine du handicap mental montent au créneau contre la ministre qui n’a toujours pas versé les subventions d’appui à la scolarité des années 2016, 2017 et 2018. Faute d’argent, plusieurs centres spécialisés et classes intégrées gérés par les associations n’ont toujours pas ouvert leurs portes. En l’absence de subventions, les dirigeants des associations ont dû gérer, comme ils le peuvent, leurs salariés qui n’ont pas été payés depuis des mois et les familles des personnes en situation de handicap.

Pour dénoncer cette situation catastrophique, l’Union nationale des associations œuvrant dans le domaine du handicap mental (UNAHM) a décidé de passer à l’action en organisant une série de sit-in. Les premiers se tiendront les 19 et 26 septembre devant le Parlement à Rabat. Il faut rappeler que le 11 juillet dernier, l’Union avait tenu une rencontre avec la ministre pour lui exposer les différents problèmes liés au dossier de subvention d’appui à la scolarité des enfants en situation de handicap et lui faire part de toutes leurs doléances urgentes. Une réunion qui n’a finalement servi à rien puisque «la ministre n’a pas donné de réponse et aucune solution n’a été apportée à ces problèmes», déplore l’UNAHM. Par la suite, l’Union a remis à Bassima Hakkaoui, au chef de gouvernement et au ministre des finances un mémorandum regroupant plusieurs doléances et requêtes dans l’objectif de faire avancer ce dossier.

Dans son mémorandum, l’Union avait appellé le ministère de tutelle à trouver une solution pour les délais et les conditions de l’appel à projet pour cette subvention ainsi qu’à son cahier des charges et à la signature des conventions. Cette subvention annuelle devra être versée aux associations au moins cinq mois avant la mise en œuvre du projet. Les associations avaient aussi demandé  de ne plus exiger les documents prouvant le handicap du bénéficiaire de cette subvention et d’annuler le certificat médical imposé annuellement. En outre, elles exigent le reliquat des subventions des années précédentes ainsi que celle de l’année 2018 avant début septembre 2018. Parmi les autres revendications figure la suppression du document demandant l’engagement des salariés des associations.

Par ailleurs, l’UNAHM avait exigé durant la première semaine   du mois de septembre la mise à jour du cahier des charges en tenant compte de la réalité des difficultés des associations dans toutes les régions du Royaume et ce sans exception. L’Union avait également revendiqué l’élaboration d’une programmation annuelle de paiement des subventions au moins cinq mois avant la mise en œuvre du projet et d’annuler le système de paiement en deux tranches par année. D’ici avril 2019, l’UNAHM espère que toutes les personnes en situation de handicap mental  pourront bénéficier d’un fonds servant à couvrir les frais liés à leur protocole de prise en charge. A ce jour, les associations signalent qu’aucune réponse n’a été apportée à leurs doléances. En attendant une réaction de la part des départements concernés, des milliers d’enfants et de personnes en situation de handicap sont privés de rentrée scolaire.

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