Handicap mental : Les associations revendiquent des changements dans l’octroi des subventions

Handicap mental : Les associations revendiquent des changements dans l’octroi des subventions

Des centaines de personnes risquent d’être privées de scolarité ou de formation

Parmi les mesures dénoncées par l’UNAHM figure le changement du cahier des procédures et de la Convention d’appui à la scolarité sans l’avis des associations. En outre, l’Union déplore le fait que les recom-mandations établies durant les années précédentes n’aient pas été prises en compte.

L’Union nationale des associations œuvrant dans le domaine du Handicap mental (UNAHM) monte au créneau contre les responsables de la subvention d’appui à la scolarité des personnes en situation de handicap mental. Les associations dénoncent dans un communiqué l’exclusion de cette subvention de tous les anciens bénéficiaires non Ramédistes (enfants de smicards, enfants de retraités…) qui se comptent par milliers. Les ONG notent que cette décision aura pour conséquence de priver à partir de l’année prochaine ces personnes de leur scolarité ou de leur formation. Ainsi, des centaines de personnes en situation de handicap mental ne pourront accéder à leurs centres de formation et écoles. Cette situation dramatique résulte du fait qu’en juin 2018, les responsables de ladite subvention ont décidé de lancer un appel à projets la veille de l’Aid Sghir et à la fin de l’année scolaire en donnant un délai de 30 jours ouvrables pour réunir une liste de documents «digne d’un dossier ministériel», indique le communiqué tout en sachant que plusieurs associations n’ont pas les ressources nécessaires pour rassembler une multitude de documents.
Parmi les autres mesures dénoncées par l’UNAHM figure le changement du cahier des procédures et de la Convention d’appui à la scolarité sans l’avis des associations. En outre, l’Union déplore le fait que les recommandations établies durant les années précédentes n’aient pas été prises en compte. Face à cette injustice, les associations demandent aux responsables d’annuler le dernier appel à projets «Subvention 2018» en date du 14 juin 2018 dans la mesure où il est trop tard pour les associations de décider du sort des inscrits pour la rentrée prochaine et du personnel qui s’en occupe.

L’UNAHM revendique également l’annulation du nouveau cahier des procédures et appelle les responsables étatiques à assumer leurs engagements par rapport aux délais de versement des budgets de subvention aux associations. L’Union nationale demande aux responsables de verser tous les reliquats des montants dus aux associations avant fin juillet 2018 : ces reliquats concernent les années scolaires antérieures à l’année scolaire 2017-2018.
En outre, l’UNAHM exige le versement de la subvention 2018 couvrant l’année scolaire 2018-2019 au plus tard au mois de septembre 2018. Cette mesure permettra aux associations de couvrir leurs dettes relatives aux salaires de leurs employés, accumulées à cause du retard de versement des subventions par l’État. Ce versement incitera les associations à faire des prévisions et des projections sur l’année et gérer le budget correctement et sereinement. L’UNAHM a déjà proposé une procédure d’octroi de la subvention prenant en compte tous les paramètres, mais celle-ci n’a jamais été prise en compte par les responsables. Celle-ci appelle aussi à la révision pour les années à venir de tous les détails de la convention d’appui à la scolarité et des cahiers de procédures en prenant en compte la réalité des ressources des associations, les droits des personnes en situation de handicap, et les recommandations proposées par l’UNAHM et les autres ONG.

La dernière revendication porte sur la révision des règles d’audit qui sont jugées de plus en plus abusives.
L’UNAHM et toutes les associations œuvrant dans le domaine du handicap mental organiseront un sit-in dès la première semaine du mois de juillet à Rabat et dans toutes les régions du Maroc si aucune suite favorable n’est donnée à leurs revendications. «Plus de 1.700.000 personnes touchées par le handicap mental de très près subiront, sur leur situation et leur santé, les conséquences de ces choix de l’administration et n’auront plus jamais confiance en les décideurs censés être là pour faire avancer leur cause et préserver leurs droits», déplore l’UNAHM dans son communiqué.

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