Hausse des activités génératrices de revenus

Hausse des activités génératrices de revenus

Entre 2005 et 2007, pas moins de 760 millions de dirhams ont été alloués pour financer des projets des activités génératrices de revenus (AGR). C’est ce qu’a indiqué, lundi à Fès, Aziz Dades, gouverneur, coordonnateur national de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) lors du 2ème séminaire sur les AGR qui s’est tenu les 7 et 8 juillet. M. Dades a également indiqué que sur les 2500 projets programmés dans le cadre de l’INDH, 2018 projets ont été réalisés, soit 20% du nombre total des projets qui se chiffre à plus de 12.000.
Les différents projets qui concernent les secteurs de l’agriculture, l’artisanat, la pêche maritime et l’industrie ont profité à 30.000 personnes. Selon le secteur d’activité, la répartition de ces projets révèle que le secteur agricole arrive en tête avec 1201 projets, suivi du commerce et de l’industrie (280) et de l’artisanat (260). M. Dades a précisé que l’effet de levier généré par la contribution des partenaires avait atteint 274 millions DH, ce qui représente 36% du montant global des projets. Lors de ce séminaire, le gouverneur n’a pas manqué de préciser que le montant maximum des projets inscrits dans le cadre des AGR ne doit pas excéder 250.000 DH par projet. Chacun d’entre eux est financé à hauteur de 10% par les porteurs du projet et 70% par l’INDH sous forme de subventions. Le reste étant financé par le microcrédit.
D’après M. Dades, les projets qui ont été réalisés entre 2005 et 2007 ont contribué à l’amélioration du niveau de vie des populations, au renforcement des capacités de gestion et d’organisation des bénéficiaires, à la création d’emploi ainsi qu’au développement de nouvelles activités de production, de transformation et de commercialisation dans divers secteurs. Le gouverneur a aussi plaidé pour l’augmentation du nombre des bénéficiaires des projets AGR, l’incitation à l’innovation, le regroupement des porteurs de projets, le développement de l’économie locale, la promotion des produits locaux et le renforcement des mécanismes de coopération et de concertation entre les différents acteurs et partenaires dans le domaine des AGR.
Pour sa part, Allal Sakrouhi, gouverneur, directeur de l’Agence urbaine de Casablanca, a appelé à la création d’une structure publique gouvernementale chargée de la ville.Celle-ci aura pour mission d’améliorer les politiques sociales urbaines au niveau de la ville. Pour cela, M. Sakrouhi a plaidé pour l’instrumentalisation des projets de relogement en l’occurrence le recasement des bidonvilles mais également l’accompagnement juridique pour la régularisation foncière concernant les quartiers non réglementaires. Le directeur de l’Agence urbaine de Casablanca a sollicité la mise en place de mécanismes de solidarité urbaine et ce à travers le partage de la plus-value foncière et l’affectation d’une partie de celle-ci à la résorption des déficits. Concernant le rôle de la planification dans la lutte contre la pauvreté, M. Sakrouhi a précisé que «l’aménagement de la ville doit prendre en compte, simultanément et globalement, l’efficacité économique, l’équité sociale et la protection de l’environnement». M. Sakrouhi ajoute qu’un intérêt particulier doit être accordé au traitement de l’espace public, au maillage équilibré en voiries urbaines structurantes et en transport collectif ainsi qu’à la suppression des relégations urbaines et sociales. Plusieurs ateliers ont été organisés dans le cadre de ce séminaire et ont porté sur «Le montage et l’élaboration des AGR», le «financement des AGR», «La commercialisation des produits et services des AGR», «La formation et le renforcement des capacités» et «le manuel des AGR». Initié par la coordination nationale de l’INDH, ce séminaire de deux jours a connu la participation de plusieurs élus et représentants du tissu associatif et de la coopération internationale.

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