Heures sup : Mohamed El Ouafa se rétracte

Heures sup  : Mohamed El Ouafa se rétracte

Le ministre de l’éducation nationale, Mohamed El Ouafa, fait marche arrière sur sa décision d’interdire aux professeurs du public de donner des cours supplémentaires dans le privé. Lors d’une rencontre avec les présidents des associations professionnelles de l’enseignement scolaire privé et les représentants du secteur dans les conseils d’administration des académies régionales d’éducation et de formation, M. El Ouafa a déclaré que les établissements privés seront autorisés à titre exceptionnel durant l’année scolaire 2013-2014, à faire appel aux enseignants du secteur public et ce  dans la limite des heures autorisées. Et pourtant, il y a encore quelques mois, un arrêté du ministère avait interdit aux enseignants et aux inspecteurs de l’enseignement primaire et secondaire d’effectuer des heures supplémentaires dans le privé. Rappelons à ce sujet que cet arrêté intervient à la suite du non-respect par les enseignants des dispositions de la circulaire ministérielle N° 109 du 3 septembre 2008, du non-respect par les établissements d’enseignement scolaire privé des dispositions de la loi N° 06.00 formant statut de l’enseignement scolaire privé et de la circulaire ministérielle N°109, ainsi que des observations écrites et orales formulées au Parlement.
Parmi les autres mesures importantes, le ministre de l’éducation nationale a annoncé  que dès la prochaine rentrée scolaire, l’enseignement privé sera soumis au programme du ministère pour ce qui est de  la date de la rentrée scolaire et le calendrier des vacances.
Pour M. El Ouafa, on ne plaisante pas avec les notes. Le ministre a ainsi décidé de mettre fin à la surnotation, une pratique  qui continue d’être  monnaie courante  dans nos écoles privées. A ce sujet, le ministre a fait savoir que si certains établissements privés persistent dans l’exagération des notes qu’ils attribuent à leurs élèves, le ministère sera dans l’obligation de ne pas tenir compte des notes des contrôles continus dans l’examen national du baccalauréat.  Connaissant cette pratique, on est en droit de se demander pourquoi l’Éducation nationale a attendu tant d’années pour réagir? Toujours est-il que cette décision risque d’avoir un impact sur les notes du baccalauréat des élèves du privé.

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