ICPC et ministère de la santé ligués contre la corruption : Mieux vaut prévenir que guérir

ICPC et ministère de la santé ligués contre la corruption : Mieux vaut prévenir que guérir

Au cours de la cérémonie de signature de la convention, le ministère de la santé et l’Instance centrale pour la prévention de la corruption (ICPC), ont souligné l’importance qu’ils accordaient à l’action commune dans un domaine qu’ils ont qualifié d’incontournable et de nécessaire à l’expression des droits des citoyens. Yasmina Baddou, qui a rappelé que l’un des grands objectifs de son ministère a été de mettre en pratique la stratégie 2008-2012 dans laquelle la moralisation tient une part importante, a déclaré que semblablement à ce qu’il en est des maladies, mieux vaut prévenir la corruption que la guérir. Elle a ajouté que la bonne gouvernance, la transparence et la traçabilité lui paraissaient être les meilleurs moyens d’assurer cette prévention. La sanction n’est pas la solution, a-t-elle répété, il faut améliorer les conditions de travail et de communication de manière à tuer les déviances dans l’œuf. Il faut également, pour que ces mesures préventives soient efficaces, qu’elles englobent toutes les composantes du système de santé en s’étendant au secteur privé. Pour la ministre, cette généralisation est nécessaire dès lors que privé et public sont appelés à travailler de concert afin d’éviter les doubles emplois et le gaspillage. Abdeslam Aboudrar, président de l’ICPC, qui a réaffirmé la volonté du Maroc d’éradiquer la corruption en rappelant les discours royaux et l’unanimité qui s’est faite autour de cette question, a expliqué les enjeux de ce combat. La corruption, a-t-il dit, est une menace pour le développement économique, pour la justice sociale et pour la stabilité politique. Et c’est dans le but de prévenir ces néfastes conséquences que le Maroc a adhéré à la convention de l’ONU sur la corruption et qu’il a fait de la lutte contre ce fléau une priorité. Dans le cadre de cette lutte dans le secteur de la santé, a-t-il précisé, l’ICPC a élaboré un plan comportant 8 orientations et 213 mesures pratiques. Elle a également cartographié les cibles à atteindre et dressé une feuille de route susceptible de guider le ministère vers son objectif final. Le président de l’Instance a également affirmé que le plan d’action proposé au ministère s’appuyait sur une étude socio-économique du cabinet Mazars et que conduite dans cinq grandes villes, celle-ci a conclu au fait que le citoyen était tout autant victime que complice de la corruption. Il y a donc lieu de travailler la communication et la sensibilisation, a dit Aboudrar. En réponse à une question d’ALM, le président de l’ICPC a également déclaré que d’autres secteurs d’activité devraient faire l’objet d’une convention du même type que celle qui lie l’Instance au ministère de la santé. «Si on a commencé par la santé, a-t-il ajouté, c’est parce que c’est un passage obligé, voire en certains cas vitaux». Il a laissé entendre que l’éducation nationale, la justice et les BTP étaient éligibles à la coopération entre l’ICPC et les composantes du secteur public. «Il est également important pour nous de dresser une cartographie de la corruption afin d’en cibler les foyers», a-t-il dit.

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