Il égorge son frère par jalousie

Vendredi 14 mars, Ahmed R., né en 1958, sans profession, prend son petit-déjeuner avec sa mère, dans leur logement sis immeuble 1, n° 9, Sidi Othmane. Elle lui annonce que son frère, Abderrahim R, allait leur rendre visite. Une tradition profondément ancrée dans notre société : le vendredi, généralement on va voir la famille et partager un couscous. La mère devait s’absenter pour faire des courses, avant d’aller se recueillir sur la tombe de son mari, père de ses enfants. Ahmed est resté seul à la maison.
C’est un toxicomane qui veille la nuit et dort le jour. Plus âgé que son unique frère, il est marié, mais n’a pas réussi dans sa vie. Il n’accepte pas la situation matérielle aisée de son frère, ni l’affection maternellle dont ce dernier jouit, pour son sérieux et son attachement à sa maman. Sa présence dans la maison familiale le dérangeait énormément. L’effet de la drogue a facilité le reste.
Il faut le liquider, se dit l’assassin pour rester seul maître à bord et s’emparer de tout l’héritage. Telle fut sa décision, ce jour de vendredi, jour béni dans notre religion. Vers onze heures, Abderrahim arrive. Il salue, comme à l’accoutumée, son frère et lui demande où est partie sa maman. « Elle est sortie faire des courses », lui a-t-il dit, sur un ton sec. Abderrahim s’installe et attend le retour de sa mère. Il est chez lui. C’est dans cette maison qu’il a grandi. Il est allongé sur un lit quand Ahmed le surprend avec un couteau à la main. Il lui assène des coups de couteau sur  différentes parties du corps avant de l’égorger comme un mouton. Après avoir commis son horrible forfait, il ferme la porte de la demeure et prend le large.
Quelques instants après, la mère revient. Elle sort ses clés et accède directement à la cuisine. Ahmed n’est pas là. Abderrahim n’était pas encore venu, pensa-t-elle. Mais, l’absence d’Ahmed  n’était pas habituelle. En allant vers le salon, elle aperçoit les souliers de son fils Abderrahim.  À l’intérieur, elle le trouve étendu dans une marre de sang. Quelle malheur ! Elle se roule par terre en criant. Les voisins rappliquent immédiatement pour secourir la vieille dame, croyant qu’il s’agit d’un simple malentendu avec Ahmed pour une histoire d’argent, comme cela leur arrivait souvent.
La police est alertée. Les investigations des limiers de la police judiciaire de Sidi Othmane concluent que l’auteur de cet horrible crime n’est autre que le frère d’Ahmed, qui est toujours en fuite. La réussite de son frère et la cupidité l’ont poussé à l’irréparable. Incroyable, mais vrai.

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