Il fait noir à Taza

Les habitants de la commune rurale de Smiâa, dans la province de Taza ne savent plus à quel saint se vouer. Au douar Sidi Bouaissa, les habitants payent l’eau potable plus cher que dans les grandes villes, tout simplement parce que la commune a intégré la rémunération des gardiens des fontaines et autres taxes dans les factures de consommation. Quant à l’électricité, ce douar d’une centaine de familles sombre encore dans le noir en dépit de l’installation du réseau électrique, dans le cadre de la promotion et du développement des provinces du Nord.
Dans le douar de Simaâ, les lampadaires ont été placés à proximité de certaines habitations en tenant compte de l’appartenance politique de leurs propriétaires. Outre, les extensions où le clientélisme et le népotisme battent leur plein.
Le comble de la mauvaise gestion dans cette commune, la plus riche dans la région, réside dans les recrutements. En effet, la question de corruption et les tripatouillages ayant entaché l’opération sont devenus le secret de polichinelle dans toute la province. Si une inspection débarque dans cette commune, les résultats resteraient dans les annales de la gestion de la chose communale au Maroc. Par exemple, un budget d’environs 200.000 dirhams est alloué chaque année au gasoil, alors que le parc de la commune ne dispose que de quatre véhicules. La consommation du car, qui transporte les élèves au collège et lycée, est déboursée par leurs parents. Les trois autres véhicules, une voiture C15, un camion et un trax sont presque en permanence en service dans la ferme du président. Le local de la commune est loué à un prix très exorbitant, alors que, dans ce douar, la location n’excède même pas 500 dirhams par mois.
L’ancien conseil avait programmé la construction du siège administratif, mais l’actuel président a renvoyé le projet en question aux calendes…de « Sidi Kacem ». Lorsque les élus se sont levés contre cet état de choses, lors d’une session, le premier responsable de la commune répliqua « c’est moi le raïs, c’est moi qui gouverne ici, et le dahir de 1976 m’accorde toutes les prérogatives…»! Qui dit mieux.

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