Indemniser les anciens émigrés en Irak

Dans une déclaration de Nouzha Chekrouni, ministre déléguée aux Affaires étrangères et à la Coopération chargée des Marocains résidant à l’étranger, la continuité de l’Etat est une règle fondamentale dans les rapports internationaux. Confirmant ce qu’elle avait dit devant les représentants du Parlement, mercredi dernier, Mme Chekrouni, a fait part des différentes démarches entreprises par les autorités du Royaume en vue de répondre aux doléances des ressortissants marocains en Irak. Des démarches, a-t-elle dit, qui ont commencé dès le déclenchement de la guerre de l’Irak, notamment par la création d’une cellule de crise.` Et de signaler à cet effet l’existence de trois groupes. Le premier est constitué de personnes ayant considéré que la guerre n’allait pas durer et qui ont décidé de rester en Irak. Le second groupe a préféré s’installer dans des pays voisins, en attendant la fin des hostilités. Enfin, il y a une partie de ces MRE qui ont décidé de mettre fin à leur séjour en Irak et regagner le Maroc. Et c’est au niveau de cette dernière catégorie que les problèmes se posent. Il s’agit de 210 personnes qui ont perdu leurs biens, dont la majorité des membres travaillaient dans le domaine agricole, et qui étaient liés à l’Irak par des contrats datant essentiellement du début des années quatre-vingt. Lors du déclenchement de la guerre précitée, des contacts permanents ont eu lieu avec les responsables syriens et jordaniens. Suite à une proposition du Premier ministre, les autorités sont venues en aide aux membres de ce groupe, qui se sont installés dans les camps de Rouiched, en Jordanie avant de revenir au Maroc. Un Charter a été mis à leur disposition. La prise en charge de leurs bagages et d’autres services ont coûté à l’Etat quelque 20.000 dollars américains. Le ministère de l’Intérieur a été avisé de leur retour et une mobilisation a été annoncée, pour leur accueil, au niveau des provinces et préfectures. Dans ce cadre, le ministère de la Justice et la fondation Mohammed V ont déployé un effort important en vue de leur accueil, conformément aux hautes instructions de SM Le Roi Mohammed VI, qui leur a offert, en plus un don. Des démarches ont été également entreprises en vue de trouver des solutions pour certains étudiants qui ont perdu leurs documents en vue d’une réinscription dans les universités marocaines. D’un autre côté, la réflexion porte, dans l’étape actuelle, sur la réintégration de ces personnes dans les circuits économiques du pays, particulièrement dans le domaine agricole. Mais, jusqu’à présent, la contrainte qui s’imposait consistait en l’attente de la fin de l’opération de privatisation de la SOGETA et de la SODEA, ces deux établissement semi-publics qui doivent intégrer dans leurs rangs, lors de leur privatisation, les anciens émigrés en Irak. D’autres possibilités sont envisagées à ce niveau. Il s’agit d’une part d’une demande d’indemnisation adressée aux Nations unies, conformément à ce qui est en cours pour d’autres pays, et, d’autre part, d’une réintégration en Irak dès le rétablissement de la paix dans ce pays. Mais, en attendant, une réunion interministérielle est prévue pour le début du mois de janvier prochain, en vue de trouver des solutions aux problèmes en suspens.

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