Inezgane, abandonnée à son sort

La position géographique de la ville, point de passage obligatoire entre le centre du pays et le sud, fait que la gare routière de la ville connaît souvent une intense activité, la nuit comme le jour.
Le fait qu’elle soit également située à proximité, une dizaine de kilomètres, de la capitale touristique du Royaume, Agadir, fait d’elle une ville où passent plusieurs visiteurs, pendant les quatre saisons de l’année. Ces intenses activités rapportent beaucoup à l’économie de la ville et promeuvent son image à l’échelon, national et international. Seulement en parallèle, il y a lieu de souligner qu’ils existent d’autres pratiques qui ne font que ternir cette image. Aux parages de la gare routière, aux environs de certains cafés populaires ouverts, jours et nuits, aux quartiers, Assais, tarraste, Jorf et aux alentours de l’oued qui sépare Inzegane de Aït Melloul, la malpropreté, le phénomène des Sans Domicile Fixe (SDF) et les pratiques de trottoirs interpellent à plus d’un titre.
Les SDF sillonnent les boulevards, les rues et ruelles de la ville pendant toute la journée et font de la gare routière leur dortoir permanent pour passer la nuit. Ils s’alignent, en groupe de deux ou trois, dans des coins bien précis. Les morceaux de cartons servent de lits et le plastique comme couverture. Et se réveillent tôt le matin pour une nouvelle journée d’errance dans la ville.
Ils demandent la charité aux Marocains et dès qu’ils rencontrent des touristes, ils procèdent de la même manière, mais en se faisant photographiés en contrepartie de quelques dirhams la photo. Laquelle est exploitée par certains milieux hostiles à notre pays pour monter des campagnes pernicieuses au tourisme national. Pour ce qui est de la malpropreté, force est de constater, hormis les boulevards principaux, que dans les rues et ruelles de la ville des monticules de résidus dégagent des odeurs nauséabondes qui agressent l’odorat des passants et celle des habitants. Ces derniers se trouvent obligés, dans certains quartiers où abondent les points noirs, le cas de Tarraste, Dcheira du côté du marché ou encore Bensergao, de ne plus ouvrir les fenêtres de leurs habitations. Le vieux métier dans le monde est également fort présent dans la ville. Vers le coup de 17 heures, certaines gonzesses descendent et font le trottoir au centre de la ville. Et dès qu’un homme tombe dans leur filet, elles l’emmènent à une habitation réservée uniquement à la prostitution, à Tarraste, Assais à Inzegane, Tikiouine et Assais à Aït Melloul.
Des histoires qui se terminent parfois au commissariat en raison des tentatives d’agression contre les « clients ». Ces pratiques nuisent à la société soussie et ternissent l’image de la ville en particulier et celle du pays en général. Il est temps d’intervenir pour mettre un terme à cet état de choses. Il en va du bien de la ville et de son avenir.

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