Information judiciaire sur les attentats de Madrid

Cette procédure, qui devrait être confiée au juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière, fait suite à une enquête préliminaire ouverte à la mi-mars sur le cas d’une victime de l’attentat, de nationalité française, Marion Subervielle. En se fondant sur ce cas, la justice française est juridiquement compétente. Dans les importants dossiers terroristes, elle a pour coutume d’ouvrir des procédures afin de pouvoir opérer ses propres investigations et de poursuivre les auteurs ou les complices qu’elle arrêterait.
Les attentats de Madrid, qui ont visé des trains de banlieue, sont imputés au Groupe islamique combattant marocain (GICM). Treize Marocains, un Syrien et un Espagnol ont été écroués en Espagne et sont poursuivis pour leur participation présumée aux actions ou aux préparatifs.
Le 9 avril, six hommes soupçonnés d’avoir constitué près de Paris une cellule de soutien au GICM ont été mis en examen et écroués pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste ».
Cette procédure concerne non les attentats de Madrid mais ceux de Casablanca (Maroc), attribués aussi au GICM, qui avaient fait 45 morts, dont douze kamikazes, le 16 mai 2003. La cellule française aurait hébergé avant les faits un des suspects des attentats de Madrid, selon des déclarations des suspects du dossier français en garde à vue. Le GICM, créé à la fin des années 1990 par des vétérans de la guerre d’Afghanistan, milite pour l’instauration d’une République islamique au Maroc et bénéficierait du soutien financier de la mouvance islamiste internationale.

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