Injaz Al Maghrib et l’Unicef au chevet des jeunes de l’Oriental

Injaz Al Maghrib et l’Unicef au chevet des jeunes de l’Oriental

Afin de mener ce projet à bon port, une convention de partenariat a été signée hier, mardi, entre cette association et l’UNICEF. Laquelle convention permettra, sur une durée de 26 mois, aux jeunes de bénéficier d’au-moins deux des quatre programmes de formation proposés dans le cadre de ce partenariat.

«Depuis le temps, la prise d’initiative entrepreneuriale n’a pas été du fort des Marocains qui, il faut le dire, ont longtemps dépendu de l’Etat», nous apprend Mohamed Ghali Berrada, ex-ministre des finances et professeur universitaire dont le livre «Une élite en transition», traite avec recul de la problématique de l’entrepreneuriat au Maroc. Afin de stimuler cet esprit d’initiative dont l’absence a été relevée par Pr. Berrada, il est nécessaire d’intervenir auprès des jeunes en période de formation et c’est justement dans ce sens là que s’inscrit l’action d’Injaz Al Maghrib. A travers ses programmes de formation de Junior Achievement Worldwide, à savoir les : Company Program lycée, It’s My Business, Career Success et Entrepreneurship Masterclass, cette association cherche à développer chez les jeunes, les compétences que l’on cherche aujourd’hui dans le marché.

Il est toutefois important, comme le souligne d’ailleurs la représentante de l’Unicef au Maroc Regina De Dominicis, de prendre en considération la notion de liberté de choix dans ce processus. «Injaz permet de travailler sur l’orientation en aval, il vise à donner les outils nécessaires à ces jeunes pour faire leur propre choix professionnel par la suite», a-t-elle précisé. Selon Regina De Dominicis, «le système éducatif national n’a pas été réfléchi de façon à ce qu’il soit ouvert sur le marché du travail et c’est ce qui justifierait le grand pourcentage d’abandon de ce système notamment au niveau de la transition collège-lycée». Il est à noter dans ce sens qu’aujourd’hui, plus de 40,000 élèves (majoritairement de sexe féminin, ndlr) abandonnent leur scolarité au passage du primaire au collège.

D’où l’importance aujourd’hui, d’après Mohammadin Smaili, directeur chargé de la vie scolaire au sein du ministère de l’éducation nationale, de créer un parcours professionnel dès le primaire. «Nous préparons également dans le cadre de notre stratégie des programmes de baccalauréats professionnels, les étudiants pourront se spécialiser en aéronautique, agriculture ou autre et peuvent également, grâce à des passerelles, de regagner le circuit classique du processus de l’éducation», rassure-t-il.

Pour revenir à la convention de partenariat signée entre Injaz Al Maghrib et l’Unicef, il est à noter que les 5.080 jeunes concernés par la formation suivront en parallèle un programme de sensibilisation aux droits de l’enfant. Ces programmes seront déployés dans les établissements publics d’Oujda, Berkane et Nador. «Il ne s’agit pas d’une activité parascolaire mais de vrais programmes parallèles à ceux de l’éducation nationale», indique, pour sa part, M’hammed Abbad Andaloussi, président d’Injaz Al Maghrib, avant d’ajouter : «ce genre de programmes existe dans 14 pays arabes.

Le Maroc à lui seul représente 50% des parts de marché. Nous réalisons un réel succès grâce à la mobilisation des entrepreneurs sur ces jeunes initiatives». Selon une étude mondiale, 30% des jeunes formés à ce genre de programmes finissent par créer leur propre entreprise à l’âge de 26 ans. C’est dire la confiance que cela peut faire renaître chez les jeunes, notamment aux vulnérables parmi eux en leur ouvrant les portes d’un monde autrefois réservé à ce qu’on se plaît à appeler «l’élite du pays».

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