Inondations à Guelmim et Sidi Ifni: Le constat de Zurich Assurances

Inondations à Guelmim et Sidi Ifni: Le constat de Zurich Assurances

Quelles leçons peut-on tirer des inondations de 2014 ? Pour tenter de répondre à cette question, Zurich Insurance Compagny  a mené une importante étude sur les inondations ayant affecté les villes de Guelmim et Sidi Ifni.

Celle-ci  compare les inondations de novembre 2014 à des catastrophes passées et fournit une analyse approfondie des événements survenus tout en suggérant ce qui aurait pu être fait différemment pour prévenir ou minimiser les dégâts. Les inondations qui font l’objet de cette étude ont eu des conséquences dévastatrices dans les régions du Sud.

47 personnes ont perdu la vie et les dégâts matériels ont été importants. Plusieurs mois après les inondations, les dommages causés, notamment aux réseaux d’assainissement, continuent d’affecter le quotidien et le bien-être des survivants.

Pour mieux cerner les causes ayant contribué à l’ampleur des impacts de ces inondations, des équipes de terrain ont interrogé les habitants, des élus locaux et des représentants des collectivités locales. Deux tiers des ménages sondés dans le cadre de l’étude ont été informés des risques  d’imminence de crues par les médias (40%) ou par les autorités (27%). Selon l’étude,  64% des sondés avaient déjà vécu plusieurs épisodes d’inondations, mais aucune n’avait été aussi grave que celle de novembre 2014. Pour expliquer l’importance de la dévastation, les habitants ont  signalé le manque de maintenance du lit de la rivière et le développement urbain peu contrôlé.

Face à cette catastrophe, les personnes sondées ont estimé que  les  pouvoirs publics locaux devaient  mettre en place un système d’alerte précoce efficace ainsi qu’un plan d’urgence communautaire destiné à gérer ces risques. Par ailleurs, l’étude  indique que les habitants de ces villes  s’attendent à subir d’autres inondations dès l’hiver 2015. Ces derniers sont persuadés que leur impact sera encore plus catastrophique que celles de 2014.

95% des personnes interrogées ont déclaré vouloir  s’engager personnellement afin d’être mieux préparées à de futures catastrophes. Deux tiers des sondés ont affirmé  qu’ils n’étaient pas en mesure d’apporter des changements pour éviter d’avoir à revivre la même situation. En revanche,  si l’occasion se présentait, ils seraient prêts à déménager dans un quartier plus sûr ou quitteraient la ville de Sidi Ifni, du moins durant l’hiver.

Pour leur part, les élus, les représentants des services ministériels au niveau local et les représentants de la société civile ont reconnu qu’il existe un réel besoin d’informations et de formations sur la gestion des risques. Ces derniers  ont défendu l’idée de la mise en place d’une stratégie concrète de gestion des risques impliquant l’ensemble des acteurs locaux. A l’avenir,   les élus et les représentants des collectivités locales pensent qu’il sera important d’identifier de manière rigoureuse les zones non constructibles où sera interdite toute nouvelle construction.

Les résultats de cette étude font ainsi apparaître plusieurs lacunes tant au niveau de la préparation en amont des événements qu’au niveau  des interventions. Les systèmes d’alerte précoce, les alertes météo, les protocoles et les informations étaient très peu adaptés aux besoins.

Il faut aussi relever le manque de ressources au niveau de la protection civile.
Pour  améliorer la résilience face à la survenue d’épisodes de même genre, Zurich Insurance Compagny propose plusieurs pistes. Selon la compagnie, il faudrait généraliser les données satellitaires et de radar  au reste du pays. Il est aussi important de sensibiliser et former le public sur les risques et les mesures à prendre aussi bien en amont de la crise qu’au moment où elle survient.

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