Inondations : Le remède est prêt

Plusieurs quartiers de la ville de Mohammedia ont été submergés par les eaux provenant du barrage de l’Oued Malah, après les fortes précipitations qui se sont abattues sur la ville jeudi et vendredi derniers. Les fortes averses ont quand même épargné les installations pétrolières aux limites de la ville. Ce n’est que samedi vers midi, que la situation commençait à se normaliser et le niveau d’eau à diminuer. Après un fin de semaine très mouillée, l’ensemble des intervenants est passé à l’action.
Afin de limiter les conséquences des débordements de l’Oued El Maleh (Mohammedia), Lydec a entrepris, en coordination avec les autorités locales et le ministère de l’équipement, une série d’actions d’envergure. Après que Lydec a réalisé une étude et un modèle numérique des écoulements de l’Oued El Maleh, les causes directes de ces débordements ont pu être identifiées, selon un communiqué parvenu à la presse L’ensemble des travaux a été présenté au Wali du grand Casablanca et au gouverneur de Mohammedia le 5 novembre. Les travaux de curage du lit majeur de l’Oued, en amont et en aval du pont portugais (un ouvrage bien connu des habitants de la ville de Mohammedia), sont pris en charge par la Lydec. Cette dernière, ajoute la même source, a également entrepris le déblaiement de la zone humide appelée « Merja », zone naturelle d’expansion des crues. Dans cette zone, une masse importante de gravats s’y était déposée depuis plusieurs années. Il est à rappeler que la zone naturelle d’expansion des crues, qui était en 1986 d’environ 1000 hectares, est réduite aujourd’hui, avec l’avancée de l’urbanisation, à près de 200 hectares.
A l’issue de ces travaux, plus de 40.000 m cubes ont été déblayés et envoyés en décharge. Parallèlement, plusieurs travaux ont été prévus par les autorités locales, notamment la préfecture de Mohammedia ainsi que la Commune Urbaine et d’autres opérateurs en vue de renforcer la protection de la ville basse contre les crues de l’Oued El Maleh. Ces travaux portent essentiellement sur la construction de plusieurs digues de protection, ainsi que sur la reconstruction du pont portugais en surélévation pour qu’il ne constitue plus un frein à l’écoulement. Pour mettre un terme définitif à ce type de risque sur Mohammedia, Lydec envisage, en partenariat avec les autres intervenants, la réalisation d’un canal de délestage permettant d’évacuer directement vers la mer un débit de 90 m cubes par seconde. Le débit complémentaire de 50 mètres-cubes par seconde transitera par le cours du lit actuel de l’Oued sans pour autant générer un débordement vers la ville basse. Le tracé de ce canal sera implanté perpendiculairement au lit actuel de l’Oued, entre le Golfe Royal et la Samir.
L’objectif affiché est de réguler en amont le débit de l’Oued en période pluvieuse de telle manière qu’il ne dépasse pas le seuil de 140m cubes par seconde. Toutes ces activités entreprises avec rigueur réconfortent la population, mais la crainte d’une récidive des précipitations demeure présente, surtout que la saison des pluies est en trombe cette année.

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