Inquiétudes de l’Alliance socialiste

Le groupe de l’Alliance socialiste dans la Chambre des représentants, qui contient les élus du PPS ( Parti du progrès et du socialisme), du PSD ( Parti socialiste démocratique) et d’Al Ahd, a organisé, vendredi dernier, une journée d’étude au sein du siège du Parlement sur « Les accords de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique ». Au cours de cette journée axée sur les questions portant sur les domaines de l’agriculture, des médicaments, de la culture et des textiles, la présidente du groupe précité, Nouzha Skalli, également membre du Bureau politique du PPS, a fait une intervention dans laquelle elle a tenu à inscrire ces accords dans le cadre d’une vision qui dépasse l’aspect strictement commercial et économique.
Ces accords, dit-elle, témoignent de l’importance des enjeux politiques et stratégiques qui lient le Maroc aux autres forces mondiales et régionales.
Le Maroc, rappelle-t-elle, s’est engagé dans un processus d’ouverture irréversible vis-à-vis de l’Europe et des pays arabes, et il est le sixième pays à signer des accords de libre-échange avec les USA, après la Jordanie, Israel, le Canada, le Mexique et , maintenant, l’Australie.
Les espoirs du Maroc, à cet effet, sont clairs et ne dérogent guère à la formule « Win – Win », qui doit profiter à tout le monde comme elle l’indique, notamment en permettant à notre pays de bénéficier des transferts technologiques et de parts importantes du marché américain.
Mais, force est de constater, souligne-t-elle, que des inquiétudes persistent. « Est-ce que notre agriculture peut faire face à la concurrence de l’agriculture américaine performante et subventionnée ? ». Une question qui tire sa raison d’être des lourds handicaps qui caractérisent le développement du monde rural au Maroc. L’autre problème, non moins important, a trait à la question des médicaments génériques. « Nous sommes inquiets à ce sujet, déclare Mme Skalli, puisqu’il s’agit d’un secteur vital qui concerne la santé des gens et l’accès des soins».
Ces inquiétudes se confirment au vu des mesures de protection des brevets au-delà de 20 ans. Enfin, les inquiétudes sont manifestes pour les acteurs qui agissent dans les domaines culturel et artistique.

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