Installation de la commission du Fonds d’appui à la représentativité des femmes

Installation de la commission du Fonds d’appui à la représentativité des femmes

Après la mise en place du Fonds d’appui à la représentativité des femmes, le ministère de l’Intérieur a procédé à l’installation de la commission qui sera chargée de sa mise en œuvre. Une vingtaine de femmes, représentant différentes sensibilités politiques, ainsi que divers départements ministériels et acteurs associatifs, siègeront au sein de cette commission présidée par le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Abdechakour Raïss. Lors de la cérémonie d’installation, à laquelle a assisté le secrétaire d’Etat Mohamed Saâd Hassar, le ministre Chakib Benmoussa a présenté les attributions de cette commission qui s’attellera à gérer une enveloppe de l’ordre de 10 millions de dirhams débloquée au titre de l’année en cours. Le ministre Benmoussa a expliqué que la gestion du Fonds se fera à travers la proposition de programmes visant le renforcement des capacités représentatives des femmes et des activités y afférentes. Créée à environ deux mois des élections communales, prévues le 12 juin 2009, cette commission aura pour charge essentielle le lancement d’un appel à soumission des projets, la réception des dossiers relatifs à ces appels à cette soumission, leur examen et la sélection des projets qui seront retenus tout en proposant un plafond de financement public réservé à chaque projet agréé. S’agissant des parties concernées par ces appels, le ministre Benmoussa a spécifié les partis politiques et les organisations de la société civile actives dans le domaine du renforcement de la représentativité féminine, la gouvernance locale et le développement humain. En ce qui concerne le coût des projets susceptibles d’être financés par le Fonds, «il ne doit pas dépasser 200.000 DH», a précisé le responsable gouvernemental, soulignant que la contribution de l’Etat est fixée à 70% du coût global de ce Fonds. Cette initiative, qui consacre le principe de l’équité, renforce les chances de la femme quant à une meilleure représentativité dans la gestion des affaires locales. «En réalité, le taux de représentativité de la femme marocaine dans les communes locales ne dépasse pas 0,58% (127 conseillères sur un total de 24.600 conseillers), ce qui reste très en-deça des attentes compte tenu des acquis réalisés au profit de la femme dans différents domaines, notamment sur les dix dernières années», relève Rachida Benmessaoud, membre du bureau politique de l’USFP et de la commission du Fonds d’appui à la représentativité féminine (voir l’entretien ci-dessous). Réagissant à la création de ce Fonds, la responsable socialiste a affirmé «accueillir avec beaucoup de fierté» l’ensemble des mesures prises dans l’objectif de garantir une digne représentativité politique de la femme marocaine. Rachida Benmessaoud parle d’une «révolution tranquille» en évoquant les dispositions contenues dans la nouvelle Charte communale, notamment celle qui exige des partis politiques de relever à 12% le seuil de représentativité féminine. «Le fait que certains partis politiques trouvent que le seuil de 12% peut être difficilement atteint me porte à me demander pourquoi la question sur le manque de compétences féminines se pose seulement quand il s’agit des candidatures féminines», réagit Rachida Benmessaoud, en appelant les partis à se garder contre toutes sortes de préjugés à l’égard des femmes.


Composition de la commission


Abdechakour Raïs, wali, secrétaire général
du ministère de l’Intérieur (président).

• Représentantes de départements ministériels :
– Amina Benomar : ministère de l’Intérieur
(rapporteur).
– Latifa Tricha : ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation
des cadres et de la Recherche scientifique.
– Nadia Benali : ministère de l’Economie
et des Finances.
– Rachida Tahiri : ministère du Développement social, de la Famille et de la Solidarité.
– Amina Benjelloune : ministère délégué chargé des Affaires économiques et générales.
– Amina Benhajou : secrétariat général
du gouvernement.

• Représentantes des formations politiques ayant obtenu plus de 5% des sièges lors des dernières élections législatives :
– Naima Khaldoun : Parti de l’Istiqlal.
– Jamila Moussali : Parti de la justice
et du développement.
– Fatima Layli : Rassemblement national
des indépendants.
– Fatna Khiel : Mouvement populaire.
– Rachida Benmassaoud : Union socialiste
des forces populaires.
– Bouchra Berjal : Union constitutionnelle.
– Khadija El Gour : Parti authenticité
et modernité.
– Aïcha Qorche : Parti du progrès
et du socialisme.

• Représentants de la société civile :
– Hanae Bekkari, Nouzha Chami, Fatima-Ezzahra El Ouazzani, Fouzia Chlih et Mohamed Belkoh.

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