Intoxications alimentaires : Plus de 500 cas enregistrés durant les trois derniers mois

Intoxications alimentaires : Plus de 500 cas enregistrés  durant les trois derniers mois

L’intoxication alimentaire est une affection très courante. Durant les trois derniers mois, plus de 500 cas ont été enregistrés au niveau national. C’est ce qu’a indiqué, mardi à Rabat, le ministre de la santé, Lhoussaine Louardi. Parmi les cas recensés, 300 ont eu lieu dans trois espaces publics, à savoir, une école à El Hajeb, une colonie de vacances à Saïdia et un snack-restaurant à Souk Larbâa. Notons, à ce sujet, que l’établissement à Souk Larbâa a fait l’objet d’une fermeture pour manque d’hygiène. Le ministre de la santé a précisé que les cas enregistrés sont sans gravité et qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter.  Quant aux causes, le ministre a tenu à rappeler que plus de 90% des intoxications sont dues aux salmonelles et staphylocoques. Les 10% restants sont causés par des produits chimiques. Parmi les produits incriminés, il y a lieu de citer les produits laitiers et dérivés, la viande, la volaille, les boissons, le poisson. Le ministère de la santé n’a pas manqué de souligner que son département œuvre pour la prévention des risques d’intoxication alimentaire en veillant constamment au prompt suivi des cas enregistrés, à la prise en charge des patients et à la mise en œuvre d’actions de sensibilisation.
Durant la saison estivale, la vigilance reste de mise. Les intoxications augmentent avec la chaleur et le changement de comportement des citoyens qui ont tendance à manger dans les lieux publics plutôt que chez eux. La consommation d’aliments exposés à des températures élevées risque de faciliter une prolifération des bactéries. Ces intoxications sont dues à des défaillances dans le mode de conservation des aliments. Les intoxications alimentaires résultent ainsi de l’indigestion des aliments contaminés par un agent pathogène.
S’agissant des symptômes les plus courants, il y a lieu de relever les nausées, les vomissements, les douleurs abdominales, les maux de tête, les diarrhées ainsi que le risque de déshydratation. Les symptômes peuvent également inclure de la fièvre et des frissons, des selles contenant du sang, des douleurs musculaires et de l’épuisement. Ces symptômes se manifestent le plus souvent, une heure à 48 heures, après absorption des aliments incriminés. La durée de guérison dépend du type d’infection, de l’âge et de l’état de santé de la personne. Dans des cas très rares, l’intoxication alimentaire peut provoquer la paralysie ou entraîner la mort. Il est possible de prévenir une intoxication alimentaire en prenant certaines mesures de précaution pour réduire au minimum ce risque tel que se laver les mains avant de manipuler les aliments et désinfecter les ustensiles ou respecter la chaîne de froid en veillant à ne jamais recongeler un produit décongelé.
Rappelons qu’en l’espace de 20 ans (entre 1989 et 2008), 17.896 cas d’intoxication alimentaire ont été notifiés par le Centre antipoison et de pharmacovigilance du Maroc (CAPM). A noter que sur les cas déclarés, 59 décès ont été enregistrés. Un chiffre qui reste sous-estimé dans la mesure où  beaucoup de malades ne se déclarent pas et se contentent de l’automédication.

La majorité des TIAC a été observée en été (34,2 %) suivi du printemps (25,2 %)

Au cours de l’année 2011, le CAPM a  enregistré 178 épisodes de Toxi infections alimentaires collectives faisant état de 1234 cas. La taille moyenne par épisode était de 7 personnes. Le foyer le plus important comportait 140 cas. La majorité des TIAC a été observée en été (34,2%) suivi du printemps (25,2%) puis de l’automne (21,5%) et enfin l’hiver (19,1%). L’origine urbaine des TIAC représente 54,8% des cas alors que l’origine rurale 45,2% des cas. La tranche d’âge la plus touchée était celle de l’adule  (44%) suivie des enfants (41,7%) et les adolescents (10,5%). La majorité des TIAC est survenue dans un  lieu public (56,0%)  dont 29% ont eu lieu dans des écoles, à domicile dans 42,7% des cas et dans un milieu professionnel dans 1,3 % des cas. L’aliment incriminé a été identifié ou suspecté dans 80% des cas. Les viandes et les produits carnés étaient à l’origine de 20,4 % des cas notifiés, les aliments composites de 17,3% des cas, les produits laitiers de 17,2%, le poisson et produits de la pêche  de 16,1% des cas  et autres de 29% des cas.

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