IS : Youssoufi stigmatise Israël

La séance d’ouverture a été marquée par des discours de Abderrahmane Youssoufi, vice-président de l’IS et Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, et de Nezha Chekrouni, vice-présidente de l’IS des femmes et responsable des relations extérieures au Secrétariat national des femmes de l’USFP, et Dawn Black, vice-présidente de l’IS (Canada).
Au cours de cette réunion, M. Youssoufi a déclaré que « l’internationale socialiste ne peut pas rester insensible au drame que vivent les palestiniens ». Et d’ajouter que « face à ces épreuves et devant l’aveuglement des forces d’oppression israéliennes l’IS doit exprimer haut et fort son indignation et sa ferme condamnation aux droits fondamentaux des hommes et des femmes du peuple palestinien ». « Devant ce drame et au regard de l’impasse dans laquelle se trouve le conflit (israélo-palestinien), l’IS à également le devoir de manifester sa solidarité, non seulement politique mais surtout matérielle avec ce peuple afin que notre mouvement ne rate pas son rendez-vous avec l’histoire et les valeurs que nous partageons », a-t-il précisé.
M. Youssoufi, qui a souligné la justesse et la pertinence du thème choisi pour cette réunion, « les femmes et la participation politique ? Réalités et perspectives », a affirmé que l’USFP a fait de l’implication de la femme dans la vie politique un des axes de son combat en préparation aux échéances électorales que connaîtra le Maroc en septembre 2002.
Et de rappeler que le VI-ème congrès de son parti a instauré un quota de 20 % pour les femmes à l’échelle de tous ses organes décisionnels et ses instances décentralisées. Le gouvernement d’alternance, a-t-il poursuivi, a institué une liste nationale de 30 femmes par parti, ce qui permettra de garantir l’élection de 30 femmes dans le prochain parlement contre 2 dans l’actuel. Sur le plan social, il a fait référence aux efforts consentis pour la scolarisation de la petite fille dont le taux est passé de 61,8 % à 80,5 % entre 1998 et 2001, précisant que le taux de féminisation des effectifs scolaires est passé de 42,8 % en 1998 à 46,1% en 2001. la même tendance est constatée dans le niveau supérieur, a-t-il dit, ajoutant que la volonté affirmée du gouvernement d’alternance dans ce cadre s’est également traduite par l’intégration des femmes dans le domaine économique.
Pour sa part, Nezha Chekrouni, a déploré, dans son intervention, l’absence d’une délégation de femmes palestiniennes aux travaux du Bureau de l’IS des femmes et imputé cette absence à « l’instabilité » qui prévaut dans la région. En outre, elle a lancé un appel pour la mise en oeuvre « d’un véritable processus de paix et de stabilité » au Proche-Orient.
Cela dit, l’Assemblée plénière de l’IS, qui aura lieu le 31 mai et le 1 juin, à Casablanca, sera marquée par la participation de deux députés du Parti travailliste israélien, mais sans ses ministres. « On leur a fait comprendre qu’ils n’étaient pas les bienvenus », a affirmé, à Al Qods, une porte-parole du parti.
Pourtant, dans les camps des islamistes marocains, notamment ceux du Parti de la justice et du développement (PJD) et des anciens gauchistes, l’agitation est de mise. Ces deux adversaires de l’USFP se sont élevés contre la venue d’israéliens au Maroc. Des pétitions ont été signées à cet effet, et l’on compte observer, le jour de l’ouverture du Conseil de l’IS, une manifestation devant les lieux de la réunion. Une décision qui ne plait guère aux Palestiniens qui aspirent à la paix et attendent plus de soutien de la part de l’IS.

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