Istiqlal : L’offensive diplomatique

Istiqlal : L’offensive diplomatique

Pour les dirigeants du Parti de l’Istiqlal, l’adhésion, au même titre que l’UMP (Union des mouvements populaires) de Frane, à l’Internationale démocratique du Centre (IDC), constitue une opportunité importante qui leur permet d’avoir plus de rapports et de présence sur l’échiquier partisan international. L’organisme auquel ils ont adhéré contient plus de 90 partis politiques, représentant 70 pays de différents continents, dont des chefs d’Etat et de gouvernement.
Ont participé, d’ailleurs, à cette conférence de Madrid huit chefs d’Etat et de gouvernement, dont le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar, le président mauritanien, Mouawiya Ouled Taye, le président du Nicaragua ainsi que les Premiers ministres du Portugal, de la Norvège, de Malte et d’Estonie. L’ordre du jour de la Conférence contenait plusieurs points, dont la question de la sécurité dans le monde, le règlement du conflits israélo-palestinien, le développement équilibré, et les questions relevant de la démocratie, des droits de l’Homme et de la solidarité entre les peuples.
En ce qui concerne le volet de la sécurité, les participants ont appelé à la coordination et la coopération entre les Etats dans la lutte contre le terrorisme. Pour ce qui est du conflit du Moyen-Orient, l’accent a été mis sur la nécessité de la mise en application de toutes les résolutions onusiennes adoptées dans ce sens, et au soutien de « La feuille de route » proposée pour le règlement de ce conflit. Dans le même ordre, des appels ont été annoncés dans le sens de l’édification d’un monde plus humanisé et d’un développement plus équilibré.
Plusieurs représentants du Parti de l’Istiqlal ont pris part à cette réunion, dont en premier lieu Abbas El Fassi, ministre d’Etat et secrétaire général de cette formation. Lors de la conférence, ce dernier a fait une intervention, axée, essentiellement, sur la question palestinienne, et tenu une série de rencontres avec plusieurs responsables et chefs de partis, dont les présidents de Mauritanie et du Nicaragua et, bien entendu, le chef du gouvernement espagnol.
Interrogé sur l’importance de cet événement, Nizar Baraka, membre du Comité exécutif du P.I. et membre de sa délégation à la Conférence précitée, estime que l’adhésion de son parti à l’Internationale démocratique du Centre s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle stratégie de renforcement de la diplomatie partisane.
Il a, en plus, rappelé les liens qui unissaient sa formation à plusieurs forces politiques du monde arabe, mais qui n’avaient pas de prolongement organisé au niveau de l’Europe et de l’Amérique latine; il a également souligné l’importance des rapports bilatéraux qui existent depuis longtemps avec plusieurs partis.
A l’instar de l’USFP qui appartient à l’Internationale socialiste et del’Union constitutionnel en ce qui concerne l’Internationale libérale, l’appartenance du PI à l’IDC lui permettra de défendre les intérêts du Maroc sur le plan international et d’avoir plus d’échos au niveau diplomatique. A chacun sa sphère d’actions, pourvu qu’elle serve les intérêts du Royaume du Maroc, aussi bien en ce qui concerne la défense de son intégrité territoriale que pour ce qui est de ses préoccupations sur les plans économique et politique.
L’organisation de la prochaine conférence de l’IDC, en novembre prochain à Marrakech, s’inscrit dans cette optique et témoigne de l’importance accordée par cette organisation internationale au Maroc, sachant que les Brésiliens auraient souhaité que cet événement soit organisé chez eux. Mais telle n’était pas la volonté des congressistes de Madrid.

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