Jacques Chirac salue le projet d’autonomie

Jacques Chirac salue le projet d’autonomie

Le président Jacques Chirac a reçu, hier lundi matin à Paris, une délégation ministérielle, conduite par le ministre de l’Intérieur, Chakib Benmoussa. A cette occasion, le chef d’Etat français  a remercié le Maroc d’avoir réservé à la France la primeur de ses réflexions sur l’avenir du Sahara. Citant le président Chirac, le porte-parole de l’Elysée a précisé, à l’issue de cette audience, que la délégation marocaine est venue informer les responsables français des étapes franchies dans le processus d’élaboration de l’avant-projet de la proposition de doter d’autonomie les provinces du sud.
Cette audience qui s’est déroulée dans une ambiance empreinte de cordialité et de franchise, a permis à la délégation marocaine d’expliquer au président Chirac que ce projet préside de trois constantes fondamentales : le respect de la souveraineté et de l’unité nationale, la prise en considération des spécificités sociales et culturelles de la région et la conformité aux normes et standards internationaux en matière d’autonomie.
La délégation a également évoqué le processus devant permettre, dans le cadre de l’Organisation des Nations Unies, de parvenir à une solution politique définitive et mutuellement acceptable à ce différend régional, sur la base de la proposition marocaine d’autonomie. Analystes et observateurs s’accordent à dire que la démarche marocaine s’inscrit parfaitement dans le cadre de l’appel, réitéré depuis avril 2004, par le Conseil de sécurité aux parties et aux Etats de la région de dépasser l’impasse actuelle et de progresser vers une solution politique.
Paris constitue la première étape d’un périple qu’effectueront des délégations marocaines dans plusieurs capitales des pays membres du Conseil de sécurité des Nations Unies en vue de les informer sur l’état d’avancement du processus d’élaboration de ce projet. Une courageuse offensive diplomatique pour présenter à la communauté internationale, avec ses instances et ses organisations, ce projet qui constitue la solution politique définitive et équitable pour un conflit artificiellement entretenu par les ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc. Un projet qui intervient en réponse aux attentes de la communauté internationale, qui souhaite que des propositions constructives soient présentées pour sortir ce dossier de l’impasse où il se trouve. L’objectif escompté est de parvenir à une solution politique négociée et définitive qui ouvrirait de plus larges perspectives pour l’édification d’un Maghreb arabe fort, reposant sur des bases saines.
A l’issue de consultations nationales, rappelle-t-on, SM le Roi Mohammed VI a donné ses Hautes instructions pour engager des concertations à l’échelle internationale avec différents pays concernés sur le contenu du projet, ainsi que sur le processus onusien relatif à sa mise en œuvre.
En avant-première de cette tournée dans plusieurs capitales mondiales et en application des Hautes instructions royales, des réunions se sont déroulées au Cabinet royal, les 31 janvier, 1er et 2 février 2007, avec les chefs des instances constitutionnelles et des partis politiques, en vue de les informer de l’état d’avancement de ce projet.
Au cours de ces réunions, les leaders politiques nationaux et les responsables du Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (Corcas) ont été informés des grandes lignes de ce projet qui tient compte des suggestions pertinentes des partis et des intérêts supérieurs de la nation et des spécificités socioculturelles de la région. Une proposition courageuse qui respecte les normes et standards internationaux en matière d’autonomie devant permettre aux habitants du Sahara marocain de gérer démocratiquement leurs affaires locales, par le biais d’institutions représentatives et exécutives régionales élues.
La délégation marocaine qui a été reçue hier lundi par le président Chirac comprenait, outre Chakib Benmoussa, Taïeb Fassi Fihri, ministre délégué aux Affaires étrangères et à la Coopération, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l’Intérieur, et Mohamed Yassine Mansouri, directeur général de la Direction générale des études et de la documentation.

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